Contre le gaspillage alimentaire, la deuxième vie des fruits et légumes "mal fichus"

C’est aujourd’hui la journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire. En France, dix millions de tonnes de nourriture sont gachées chaque année. Mais de jeunes entreprises essayent de sauver ces fruits et légumes qui sont volontairement écartés des marchés.

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Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, des entreprises redonnent une nouvelle vie aux fruits et légumes écartés des rayons pour des raisons esthétiques.  (BRUNO LEVESQUE / MAXPPP)

Quand on monte dans les bureaux de "Hors Normes", on arrive en fait dans l’appartement de Grégoire Carlier, l’un des co-fondateurs de cette toute nouvelle entreprise. Une entreprise encore embrillonnaire mais qui a trouvé un marché. Celui des légumes mal fichus qui trouvent une deuxième vie. "L'idée c'est de créer une communautré de clients qui acceptent les défauts esthétiques, pour bénéficier de produits de qualité, bio, à moindre prix", explique le responsable de "Hors Normes".

Des produits "mal fichus"

Depuis cet été, la société distribue des paniers de fruits et légumes à Paris, pour quinze euros. La marchandise, provenant du marché de Rungis, a au départ été écartée "seulement pour des raisons esthétiques". "Chaque jour, on va à Rungis, et on voit des quantités significatives de produits mis de côté qui sont pourtant en bon état", raconte Grégoire Carlier.  

A Paris, cinquante familles environ achètent les paniers que l'entreprise confectionne. Sven Ripoche, l'autre co-fondateur, espèrent en attirer davantage. "Aujourd'hui, ce qui nous manque, c'est plus de clients, pour aller directement voir les producteurs et sauver avec eux des palettes entières, 500 kilos de raisin par exemple".

Et pour développer le concept, les deux jeunes entrepreneurs, qui se sont inspirés d'une expérience américaine, cherchent à recruter deux autres personnes. 

Eviter le gaspillage alimentaire des légumes moches : écoutez le reportage d'Etienne Monin
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