Agriculture : "La crise ne va pas s'arrêter avec les mesures" annoncées par Gabriel Attal, selon le porte-parole de la Coordination rurale

Le Premier ministre, en déplacement dans la Manche, a annoncé plusieurs mesures visant à répondre à la colère des agriculteurs, mais la coordination rurale reste méfiante.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
Le gouvernement a présenté, samedi 27 avril, des mesures complémentaires pour l'agricuture. (STEPHANE DUPRAT / HANS LUCAS via AFP)

"La crise ne va pas s'arrêter avec les mesures qui viennent d'être annoncées", a estimé samedi 27 avril sur franceinfo le porte-parole de la Coordination rurale Patrick Legras, après les mesures "complémentaires" en faveur des agriculteurs rendues publiques par le gouvernement.

Parmi ces mesures figurent la présentation promise "début mai" de la version définitive du plan Ecophyto de réduction des pesticides, de nouvelles aides à la trésorerie des exploitations, l'accélération de 100 projets de stockage d'eau ou d'irrigation, et un plan d'aide à trois départements frappés par les crises météorologiques (Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault). "C'est dommage d'attendre deux mois pour faire des avancées qui pouvaient être prises il y a deux mois", selon Patrick Legras, qui salue tout de même "des avancées".

Méfiance sur le plan Ecophyto

Le porte-parole de la Coordination rurale pointe notamment "le point d'avancée" que constituent les nouvelles aides à la trésorerie des exploitations, via la Banque publique d'investissement (BPI) : "C'est un point que la Coordination rurale souhaitait pour sauver certaines situations catastrophiques. C'était demandé par le terrain donc c'est un point fort accepté".

En revanche, concernant la mise en pause du plan Ecophyto sur la réduction des pesticides, le syndicaliste agricole dit "rester très prudent" sur le calendrier. "Il faut aussi revenir sur des décisions qui viennent tout juste d'être prises de supprimer certains produits", termine-t-il.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.