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Agriculteur abattu par les gendarmes : la Confédération paysanne demande un "moratoire sur les contrôles"

La Confédération paysanne s'est dit "choquée" et "en colère" dimanche, au lendemain de la mort d'un agriculteur abattu par les gendarmes à Sailly, en Saône-et-Loire

Article rédigé par France Info
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
L'agriculteur en fuite a été abattu par les gendarmes le 20 mai 2017.  (EMMANUELLE BOULAND / MAXPPP)

La Confédération paysanne réagit à la mort d'un éleveur bovin de 37 ans de Saône-et-Loire. L'homme a été abattu samedi 20 mai par des gendarmes sur qui il fonçait en voiture, selon la procureure de Mâcon. Il était en fuite depuis plus d'une semaine après un contrôle sanitaire conflictuel.

"Nous sommes choqués, nous sommes en colère. Il faut que toute la lumière soit faite sur ce drame" écrit le syndicat dans un communiqué, intitulé "Justice pour Jérôme". " Nous souhaitons avant toute chose exprimer toute notre solidarité avec la famille."

"Détresse économique et humaine"

Au-delà de l'acte en lui-même, la Confédération paysanne déclare qu'elle ne peut que "s'insurger devant les méthodes employées face à la détresse économique et humaine. À travers son communiqué, elle met "en question, l’absence de prise en compte de la détresse des hommes, souvent seuls dans leur ferme, confrontés à l'humiliation d'un contrôle qui peut parfois faire agir les paysans au-delà de la raison."

L'organisation demande un moratoire sur les contrôles. "ll faut que le travail des paysans trouve une reconnaissance humaine et économique. Ce n’est qu’à ce moment que les normes et les contrôles retrouveront tout leur sens et serviront l’intérêt général."

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