Les chauffeurs routiers reprennent leur grève

Parce que les négociations avec les patrons sur les salaires sont bloquées, les chauffeurs routiers ont repris leurs opérations de blocage ce lundi 16 mars. Entre salariés et patrons, le dialogue est houleux, comme l'a constaté France 2.

FRANCE 2

Dans la matinée de ce lundi 16 mars, des barrages, blocages et autres opérations escargot ont été relevés un peu partout en France. Les chauffeurs routiers ont repris leurs opérations pour faire entendre leur revendication : obtenir 4 à 5% de hausse de salaire.

A Caen (Calvados), où 200 camions ont bloqué l'autoroute, France 2 a été témoin d'un vif échange entre un patron et un salarié. "Je suis solidaire pour qu'ils aient 5% de salaire, mais qu'on les prennent à l’État ! (...) Les patrons n'en peuvent plus ! On se trompe de cible !", a martelé le patron avec colère. Un chauffeur-routier l'a interrompu : "On n'a jamais demandé à l’État de payer nos 5% ! Ce n'est pas au gouvernement de payer nos 5% !" Réponse du patron : "Nous, on n'a plus de fric !" Commentaire du chauffeur : "Faut arrêter vos conneries...".

La concurrence des chauffeurs de l'Est

Les chauffeurs routiers évoquent aussi des conditions de travail difficiles et la concurrence de chauffeurs d'Europe de l'Est. "Les clients préfèrent prendre des chauffeurs étrangers car ils sont deux à trois fois moins chers qu'un chauffeur français", explique Cédric, chauffeur français.

Les syndicats entendent poursuivre leurs actions tant que les négociations n'auront pas repris.

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Des routiers manifestent le 20 janvier 2015 sur le périphérique de Caen, à hauteur de Mondeville (Calvados). 
Des routiers manifestent le 20 janvier 2015 sur le périphérique de Caen, à hauteur de Mondeville (Calvados).  (MAXPPP)