Pourquoi l'Insee croit à une reprise en 2015

L'Institut national de la statistique et des études économiques attend une accélération de la croissance de 0,3% au premier comme au deuxième trimestre 2015.

Une agence de l\'Insee à Lille, dans le Nord, le 14 septembre 2010.
Une agence de l'Insee à Lille, dans le Nord, le 14 septembre 2010. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Des perspectives positives, enfin. L'Insee a prédit, jeudi 18 décembre, une petite accélération de la croissance française en 2015, en droite ligne avec les espoirs du gouvernement. 

L'Institut national de la statistique et des études économiques attend, après 0,1% de progression du Produit intérieur brut au quatrième trimestre 2014, une accélération de la croissance de 0,3% au premier comme au deuxième trimestre 2015, un rythme compatible avec les prévisions du gouvernement, selon sa dernière "Note de conjoncture".

Francetv info vous dit pourquoi l'institut est optimiste. 

Parce que l'euro baisse....

"La récente dépréciation de l’euro est un motif d’optimisme pour les entreprises exportatrices. Le commerce extérieur sera un peu plus moteur en 2015", explique Vladimir Passeron, chef du département de la conjoncture à l’Insee. Avec un euro moins fort, les produits fabriqués en France et en Europe sont plus compétitifs. Un phénomène qui, conjugué aux économies américaines et britanniques qui tournent à plein régime, permet aux entreprises françaises de voir les demandes qui leur sont adressées progresser de 1% par trimestre.

... tout comme le prix du pétrole

Autre motif de satisfaction : la baisse du prix du pétrole. Le recul du prix du baril de 35% depuis le début de l'année participe de la progression du pouvoir d'achat des ménages et de l'amélioration de la situation financière des entreprises. Pour l'Insee, "les baisses de l'euro et du prix du pétrole depuis l'été rehausseraient la croissance française de l'ordre de 0,4 point d'ici au deuxième trimestre 2015".

Parce que le pouvoir d'achat et la consommation des ménages augmentent

La consommation des ménages devrait progresser de 1% entre mi-2014 et mi-2015, mais pas tout à fait aussi vite que le pouvoir d'achat, signe que les Français restent prudents en privilégiant l'épargne.

Parce que le climat des affaires s'améliore

Le climat des affaires des entrepreneurs français s'est stabilisé en décembre après une progression de trois points en novembre, s'établissant comme en novembre à 94 points, ce qui semble aller dans le sens d'une timide reprise. L'Insee fait aussi observer que les industriels sont bien plus optimistes quant à leurs perspectives de production.

L'Insee estime également que certaines mesures du gouvernement vont dans le bon sens et devraient soutenir l'activité. La montée en puissance du Crédit d'impôt compétitivité emploi et la mise en œuvre des baisses de charges prévues par le pacte de responsabilité devraient entraîner une hausse des marges pour les entreprises, atteignant ainsi 30,8 % au deuxième trimestre 2015, contre 29,4 % un an auparavant, notent les Echos.