Après la CGT et FO, la FSU quitte à son tour la conférence sociale

La première fédération de l'Education reproche au gouvernement d'exercer un "dialogue social unilatéral".

La secrétaire générale du syndicat FSU, Bernadette Groison, lors d\'une manifestation à Paris, le 15 mai 2014.
La secrétaire générale du syndicat FSU, Bernadette Groison, lors d'une manifestation à Paris, le 15 mai 2014. (CITIZENSIDE/CLAUDE SZMULEWICZ / CITIZENSIDE.COM)

Quatre syndicats en moins pour le second jour de la conférence sociale. La FSU a "claqué la porte" de ce grand rendez-vous, mardi 8 juillet, peu après l'ouverture des tables rondes, selon la secrétaire générale du syndicat, Bernadette Groison. La FSU, première fédération de l'Education, rejoint ainsi la CGT, Force ouvrière et Solidaires, qui boycottent le second jour de la conférence sociale.

"Nous ne restons pas à cette conférence sociale parce qu'elle est trop mal engagée en termes de méthode sur le dialogue social, a regretté la responsable de la FSU. Nous attendons que le gouvernement clarifie la manière dont il conçoit le dialogue social. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas être sur un dialogue social unilatéral." 

La FSU va écrire à Hollande

"Nous avons eu le sentiment, hier, que nous avions déjà la feuille de route de clôture (...) alors qu'il y a des désaccords, notamment sur le pacte de responsabilité et les services publics, a-t-elle relevé. La secrétaire générale du syndicat a précisé que la FSU enverrait une lettre, dans la journée, au président de la République pour lui demander comment il comptait "réhabiliter le dialogue social" et connaître ses intentions en ce qui concerne les services publics.

La CGT et FO, respectivement première et troisième centrales syndicales, avaient décidé lundi de boycotter cette seconde journée, pour protester contre les concessions du Premier ministre au patronat sur le compte pénibilité et la simplification du code du travail, annoncées avant la conférence sociale.