Vidéo "Pas de nouvelles lois, pas de nouvelles réglementations", le Medef appelle à la stabilité pour les entreprises "pendant un an"

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Les chefs d'entreprise "sortent assez rincés" de plusieurs mois de confinement, a alerté Geoffroy Roux de Bézieux.

"La meilleure chose à faire, c'est de ne toucher à rien, la stabilité globale, réglementaire, fiscale pendant un an, ça serait formidable", a déclaré mercredi 19 mai sur franceinfo Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef. Ne rien toucher à la réglementation, "c'est la meilleure mesure que le gouvernement peut prendre", a-t-il insisté.

Pour embaucher et investir, les entreprises françaises doivent avoir "confiance dans l'économie". D'après lui, "cette confiance est liée à la situation sanitaire, évidemment, à la conjoncture internationale, et puis aux signaux que nous enverra le gouvernement : hausse d'impôts ou pas, mesures sur les entreprises favorables ou pas".

Le président du Medef souligne que les chefs d'entreprise de PME "sortent assez rincés" de plusieurs mois de confinement : "Si pendant un an, il n'y avait pas de nouvelles lois, pas de nouvelles réglementations qu'ils pouvaient juste travailler comme ils travaillaient avant la pandémie, ça serait formidable". Geoffroy Roux de Bézieux assure que la France est "avec le Danemark le pays occidental, où le niveau de pression fiscale est le plus élevé".

Le président du Medef souhaite un "big bang de l'assurance chômage"

Interrogé sur la réforme du chômage toujours en discussion, le président du Medef souligne que cette mesure "a deux ans, elle aurait dû entrer en vigueur avant le confinement, elle a été repoussée". Il concède que "si on devait décider aujourd'hui, on ne ferait probablement rien".

Geoffroy Roux de Bézieux souhaite toujours "sortir de l'ambiguïté" en proposant un "big bang de l'assurance chômage". Le Medef a mis une "proposition" sur la table : "L'État est responsable de la solidarité, du socle minimum. Et après, il y a un système assurantiel, comme dans la retraite, géré et équilibré par les syndicats et puis après il y a le service public de l'emploi, qui est aujourd'hui financé simplement par les cotisations des entreprises, alors qu'il sert à tout le monde", aux salariés, aux fonctionnaires contractuels et aux étudiants, "donc il devrait être financé par l'Etat". Cette proposition "a un peu pris de court le gouvernement, puisque tout d'un coup, ils se sont mis à vouloir voir une concertation", relate le patron des patrons, qui "va essayer de pousser cette discussion".

Interrogé sur le recours contre l'entrée en vigueur de la réforme du chômage au 1er juillet, lancé par la quasi-totalité des syndicats devant le Conseil d'Etat, Geoffroy Roux de Bézieux répond qu'il ne soutient pas cette démarche. Il estime que l'erreur qui consistait à ne pas prendre en compte les absences, notamment congés de maternité, absences maladie, "a été a priori rectifié. Donc nous soutenons les mesures qui sont proposées". Le président du Medef dénonce en particulier les "situations où on a un revenu supérieur en alternant des périodes de travail et des périodes de chômage, plutôt qu'en travaillant tout au long du mois ou des semaines".

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