Une aide de 150 euros "ne suffira pas" à sortir de la pauvreté, estime le député Aurélien Taché qui réclame des "aides structurelles"

"Ce qu'il faut, ce sont des aides structurelles, un plan structurel", a réagi sur franceinfo le député Aurélien Taché, après les annonces de Jean Castex pour lutter contre la précarité.

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Radio France
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Aurélien Taché, député Ecologie Démocratie Solidarité du Val-d’Oise, ex-LREM, le 17 août 2018 sur franceinfo. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)

Une aide de 150 euros "ne suffira pas" à sortir de la pauvreté, a déclaré samedi 24 octobre sur franceinfo Aurélien Taché, député Ecologie Démocratie Solidarité du Val-d’Oise, ex-LREM. Jean Castex a annoncé samedi des mesures anti-pauvreté : une aide de 150 euros pour les bénéficiaires du RSA et de l'ASS (chômeurs en fin de droits), ainsi que pour les jeunes de moins de 25 ans et les étudiants boursiers.

"Quand on bascule dans la pauvreté est-ce qu'une aide ponctuelle de 150 euros peut suffire à en sortir ? Évidemment que non", affirme Aurélien Taché. "L'aide est bienvenue pour faire face à l'urgence, quelques jours ou semaines. Mais ça ne suffira pas. Ce qu'il faut, ce sont des aides structurelles, un plan structurel."

On met 100 milliards d'euros pour relancer l'économie. Il en suffirait de 10 pour en finir avec la pauvreté en France, en augmentant le RSA et les minima sociaux au-dessus de 850 euros.

Aurélien Taché

à franceinfo

"En France, le RSA est autour de 580 euros et avec les aides que vous pouvez avoir éventuellement pour le logement ou autre, vous n'êtes pas au-dessus du seuil de pauvreté, qui correspond à 50% du salaire moyen, explique le député Ecologie Démocratie Solidarité du Val-d’Oise. Moi, je propose qu'on passe au-dessus, c'est à dire à 850 euros. Voilà la revalorisation qui permettrait véritablement de dire que l'on souhaite vraiment qu'aucun Français ne bascule dans la pauvreté à cause de cette crise."

Aurélien Taché défend aussi l'accès au RSA dès l'âge de 18 ans. "Croyez-vous qu'il y a un âge pour être pauvre ? Croyez-vous sérieusement qu'aujourd'hui, à 20 ou 22 ans, on ne puisse pas chercher un emploi et ne pas en trouver ?, se demande-t-il. Quand bien même on a fait des études, quand bien même on se bat pour s'en sortir ? Voilà cet espèce de discours dogmatique selon lequel, finalement, les gens qui ne trouvent pas d'emploi ce serait de leur faute est absolument indigne et intolérable."

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