PSA : "Les ruptures conventionnelles sont une façon très facile de se débarrasser d'un certain nombre de salariés", accuse Philippe Martinez, de la CGT

Alors que l'entreprise PSA s'apprête à proposer un plan de départ des salariés dans le cadre de ruptures conventionnelles collectives, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT a réagi sur franceinfo. 

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PSA va proposer, mardi 9 janvier, un plan de départ des salariés dans le cadre de ruptures conventionnelles collectives. Pour cela, l'entreprise doit avoir l'accord des syndicats. "C'est une façon très facile pour les entreprises de se débarrasser d'un certain nombre de salariés et d'éviter de faire un plan social où on discute des mesures d'accompagnement, de reclassement, d'alternatives, a réagi lundi 8 janvier sur franceinfo Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, cela va faciliter le renforcement de la précarité".

"Cette rupture conventionnelle collective, on l'a appris le 31 août au moment de la présentation des ordonnances. Comme par hasard, c'est la première mesure de la réforme du droit du travail qui est appliquée" ajoute t-il. 

Transformer les CDI en précaires 

"Ce qui m’inquiète, c’est que chez PSA, tous salariés confondus, on atteint 15% de précarité, et dans des ateliers de production on dépasse les 50%. Donc, la volonté de la direction de PSA c’est de transformer les CDI en précaires, intérimaires, CDD, etc. a estimé Philippe Martinez. Avant de conclure : "Je ne crois pas que PSA soit une entreprise en difficulté !"

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, invité de franceinfo le lundi 8 janvier.
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, invité de franceinfo le lundi 8 janvier. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)