Près de 8 Français sur 10 ne croient pas à une inversion de la courbe du chômage en 2016

Ils sont 72% des personnes interrogées reprochent à François Hollande son optimisme, selon un sondage Elabe pour BFM TV.

Un homme dans une agence Pôle emploi, le 27 août 2014, à Armentières (Nord).
Un homme dans une agence Pôle emploi, le 27 août 2014, à Armentières (Nord). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Les Français sont sceptiques. Près de huit personnes interrogées sur dix ne croient pas que la courbe du chômage s'inversera avant fin 2016, condition posée par François Hollande pour briguer un second mandat, selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi 26 août.

Le président de la République a promis que sans "baisse crédible" et prolongée du chômage en 2016, il ne se représentera pas en 2017. Pour l'heure, le chômage continue de tutoyer les sommets, malgré une très légère baisse en juillet (-0,1%), annoncée mercredi par le ministère du Travail.

L'optimisme du président sanctionné

Selon l'étude, seuls 20% des Français pensent que l'inversion se concrétisera "avant fin 2016", 79% n'y croient pas. Dans le paysage politique, seuls les sympathisants socialistes imaginent, à une très courte majorité (51% contre 49%), que François Hollande peut gagner son pari. Dans l'opposition, au contraire, 86% des sympathisants Les Républicains et 92% de ceux du Front national pensent que le chômage reculera après 2016.

En outre, 72% des sondés reprochent au président son optimisme, jugeant qu'il "sous-estime les difficultés". Pour les 28% restant, au contraire, le président "est dans son rôle pour redonner confiance aux Français".

Le Medef au secours

Le vice-président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a jugé de son côté "possible" une inversion de la courbe du chômage en 2016, en raison des "signes encourageants" sur le front économique. "On peut espérer qu'en 2016, cette courbe qui devait s'inverser en 2012 s'inverse pour de vrai", a-t-il déclaré sur BFM TV.

 

* Sondage réalisé en ligne les 25 et 26 août auprès d'un échantillon de 1.000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.