Contrats courts : "modifier les règles d'indemnisation" ou " ne plus exonérer de cotisations sociales"

L'économiste Christophe Ramaux et le journaliste Étienne Lefebvre débattent dans le Soir 3 mardi 19 février de la réforme de l'assurance-chômage dont les négociations sont au point mort avant.

France 3

"Si ces négociations sur l'assurance-chômage échouent, ce serait une lourde défaite pour le paritarisme. Syndicats et patronat ont beaucoup à y perdre sur la forme et sur le fond", estime Étienne Lefebvre, rédacteur en chef aux Échos.

"Le paritarisme est à défendre. Les cotisations sociales, c'est du salaire. Les indemnités chômage, ça coûte 30 milliards d'euros. C'est relativement peu sachant qu'il y a 5,5 millions de demandeurs d'emploi", rappelle Christophe Ramaux, membre des Économistes atterrés.

Explosion des contrats courts

"Les partenaires sociaux ne sont pas si loin de se mettre d'accord. Sur les économies, ils sont à 700 ou 800 millions au lieu d'un milliard d'euros et sur le recours aux contrats courts, plutôt qu'un bonus-malus complexe, ils pourraient modifier les règles d'indemnisation", affirme Étienne Lefebvre.

"Les contrats courts ont explosé depuis l'an 2000. Des employeurs usent et abusent. On peut les taxer davantage ou on peut ne plus les exonérer de cotisations sociales sur les contrats courts", énonce l'enseignant au centre d'économie de la Sorbonne Christophe Ramaux, qui pense que "pour réduire vraiment les contrats courts et la précarité, il faut réduire le chômage et donc il faut un plan pour l'emploi".

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Dans presque 9 cas sur 10, ces trop-perçus concernent des demandeurs d’emploi qui cumulent un emploi et une assurance chômage. (GERARD JULIEN / AFP)