Cet article date de plus de sept ans.

Chiffres du chômage : le gouvernement a multiplié les indices positifs

L'inversion de la courbe du chômage va-t-elle se confirmer ? En attendant la réponse jeudi soir, voici comment l'exécutif a disséminé les signaux encourageants.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
Un panneau oriente les personnes vers l'agence Pôle emploi de Montpellier (Hérault), le 24 octobre 2013. (PASCAL GUYOT / AFP)

L'essai d'octobre sur le chômage sera-t-il transformé ? Un nouveau recul du nombre de personnes inscrites fin novembre à Pôle emploi, dont le chiffre exact sera annoncé jeudi 26 décembre en fin d'après-midi, permettrait au président François Hollande, qui s'est engagé à inverser la courbe du chômage afin la fin de l'année, de clore 2013 sur un bon point.

En octobre, 20 500 demandeurs d'emploi sans aucun travail étaient sortis des listes, mettant fin à une hausse quasi-ininterrompue depuis avril 2011. Le président de la République avait alors estimé que la fameuse inversion de la courbe du chômage était "amorcée". Faire baisser dans la durée le chômage reste le défi des mois à venir. "Deux exigences nous attendent" en 2014, a expliqué lundi 23 décembre le chef de l'Etat lors du dernier Conseil des ministres de l'année : "celle de faire reculer durablement le chômage" et "celle de renouer durablement avec la croissance".

En martelant depuis plus d'un an son engagement de faire refluer le chômage à partir de la fin d'année, François Hollande a suscité une forte attente. Le président de la République et le Premier ministre pourront-ils se féliciter d'une baisse du nombre de demandeurs d'emploi pour le deuxième mois consécutif ? Ces derniers temps, le gouvernement a multiplié les signaux encourageants. 

"Le nombre des chômeurs continuera à diminuer"

"L'année n'est pas terminée et nous y sommes quasiment", se félicite le 19 décembre le Premier ministre, invité sur TF1. Optimiste, Jean-Marc Ayrault ajoute : "Cela fait six mois que la courbe du chômage est inversée pour les jeunes, ce n'est pas un hasard, c'est le fruit de nos efforts qui vont se poursuivre." 

TF1

Le 23 décembre, le ministre du Travail, Michel Sapin, affirme : "Nous sommes en train de faire reculer le chômage en France". Il précise : "C'est une bataille que nous avons engagée, que nous sommes en train de gagner pas après pas, mois après mois." Confiant mais prudent, le ministre du Travail a prédit que "le nombre de chômeurs continuera à diminuer dans les mois qui viennent" même s'il y a des mois "où ça repartira un peu à la hausse".

BFM TV

"L'inversion de la courbe est en marche"

"Nous considérons que l'inversion de la courbe du chômage est en marche, qu'elle a débuté au mois d'octobre", explique pour sa part la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, le 23 décembre lors du dernier Conseil des ministres de l'année.

Le même jour, le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, assure sur Europe 1 : "L'inversion de la courbe du chômage est un phénomène déjà en route. Le chômage des jeunes a baissé depuis plusieurs mois, il y a eu le mois d'octobre qui a montré une tendance à l'inversion de la courbe. J'espère, je crois, que ce sera le cas aussi cette semaine."

Mais il faudra attendre 2014... 

Toutefois, selon le ministre du Travail, il faudra attendre début 2014 pour juger l'engagement présidentiel : les chiffres de jeudi ne sont "pas les derniers" de l'année, ceux de décembre étant attendus fin janvier.

La parution le 6 mars du taux de chômage au quatrième trimestre, calculé par l'Insee, sera aussi déterminante. Les économistes privilégient en général cet indicateur. Dans ses dernières prévisions, l'Institut de la statistique ne partage pas l'optimisme officiel. Pour l'Insee, la croissance sera trop poussive dans les mois à venir pour faire refluer vraiment le chômage. L'Institut prévoit que le taux de chômage devrait se stabiliser au dernier trimestre 2013 et au premier trimestre 2014, avant de repartir légèrement à la hausse à la mi-2014.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.