Banlieues : “l’abandon du plan Borloo est un camouflet pour les élus locaux”

Lors des questions d’actualité au Sénat jeudi 24 mai, le gouvernement a défendu les mesures pour les banlieues présentées par Emmanuel Macron. Les sénateurs ont regretté “l’abandon du rapport Borloo”.

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Face à l’échec des derniers plans pour les banlieues, "il y a une responsabilité collective depuis des années", a rappelé le ministre de la Cohésion des Territoires, Jacques Mézard, jeudi 24 mai, lors des questions du Sénat au gouvernement.

Les sénateurs étaient particulièrement remontés concernant les mesures pour les banlieues présentées, mardi 22 mai, par Emmanuel Macron, et sur la distance prise avec le rapport de Jean-Louis Borloo. Parmi ces mesures, la création notamment de 30 000 places de crèche et 15 000 stages de 3e en entreprise.

"Emmanuel Macron a enterré le rapport Borloo" peste Fabien Gay

Selon le sénateur communiste de Seine-Saint-Denis Fabien Gay, Emmanuel Macron "a enterré ce rapport issu de la concertation avec les élus de tous bords et les citoyens." Abasourdi par les propos du président de la République sur "les 2 mâles blancs qui ne sont pas issus de ces quartiers", Fabien Gay a rappelé que "le taux de chômage et de pauvreté dans ces territoires est 2 fois supérieur à la moyenne nationale.

"Mettre l'accent sur l'ordre et la sécurité" insiste Dominique Estrosi-Sassone

Pour la sénatrice (Les Républicains) Dominique Estrosi-Sassone, "l’abandon du plan Borloo est un camouflet pour les élus locaux. L’élue niçoise estime que l’accent doit être mis “pour rétablir l’ordre et la sécurité dans les banlieues et lutter contre les communautarismes." Le secrétaire d’Etat Julien Denormandie a tenté de lui répondre en rappelant que "1300 postes de policiers seront créés dans ces quartiers".

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Fabien Gay (Public Sénat)