Avec plus de 4,5 millions de demandeurs d'emploi en catégorie A en avril, le chômage s'établit à son plus haut niveau depuis 1996

Au total, l'augmentation est de 3,6% au mois d'avril, toutes catégories confondues.

Une agence de Pôle emploi fermée pendant le confinement, à Paris, le 21 avril 2020.
Une agence de Pôle emploi fermée pendant le confinement, à Paris, le 21 avril 2020. (HUGO PASSARELLO LUNA / HANS LUCAS / AFP)

Une augmentation vertigineuse, liée au confinement décrété pour lutter contre le coronavirus. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A en France (hors Mayotte) enregistre sa plus forte hausse (+843 000 par rapport à mars, soit +22,6 %), en avril, selon les données publiées jeudi 28 mai par le ministère du Travail et Pôle emploi.

Le nombre de chômeurs de cette catégorie atteint ainsi son plus haut niveau depuis le début de la série en 1996, soit plus de 4,5 millions (4 575 500). Sur trois mois, 1 065 200 demandeurs d’emploi supplémentaires sont enregistrés dans cette catégorie, qui regroupe les personnes n'ayant aucune activité.

Les trois quarts étaient inscrits en catégories B ou C le mois précédent

En revanche, le nombre de demandeurs d’emploi en activité réduite (catégories B, C) diminue fortement (-633 600, soit -29,9 %) en avril. Ainsi, la hausse du nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A observée en avril est alimentée aux trois quarts par des personnes inscrites en catégories B et C en mars.

Au total, l'effectif des catégories A, B, C s’accroît de 209 300 au mois d'avril (soit +3,6 %). Cela constitue "la plus forte hausse mensuelle jamais enregistrée" depuis la création de ces statistiques en 1996 et cet effectif franchit pour la première fois la barre des six millions, à 6,064 millions.

Cette augmentation du nombre d’inscrits en catégories A, B, C, note le ministère du Travail, intervient dans un contexte de baisse des entrées à Pôle emploi (-19,1%) et de repli encore plus marqué des sorties (-34,9%). Ainsi, bien qu’en recul, les entrées restent supérieures aux sorties, qui atteignent de leur côté leur minimum historique.