Chauffeurs-livreurs : un poste sur 10 n'est pas pourvu

Rouage indispensable de l'économie, notamment en raison de l'essor des commandes sur internet, les chauffeurs-livreurs manquent de bras. Une équipe de France 2 est partie à leur rencontre.

FRANCE 2

Ils sont considérés comme des gêneurs. Bruyants, pollueurs ou encore encombrants... Les chauffeurs-livreurs doivent faire preuve de sang-froid chaque jour. Une équipe de France 2 en a suivi trois.

À 48 ans, Laurent Le Dily exerce le métier de chauffeur-livreur depuis 15 ans. Il gère des colis de moins de 30 kilos. Son défi : l'urgence. Il doit livrer 45 colis en 4 heures 30. Problème : les bouchons parisiens. "Je gère ça patiemment, en prenant ça à la cool", assure-t-il, précisant que "cela peut devenir embêtant si ça ne se débloque pas".

"Le corps ne suivra pas"

Pour Gay Traoré et Maxime Cosset, 30 ans et travaillant en binôme depuis un an, le plus dur n'est pas de livrer des colis à temps, mais de porter des meubles lourds. Ils livrent en effet de l'électroménager. Ils transportent chaque jour près de trois tonnes de marchandises. Alors même s'ils aiment leur métier, ils ne s'imaginent pas l'exercer toute leur vie.

"Le corps ne suivra pas (…) Arrivé à 40 ans, ça commence à devenir compliqué", estime Maxime. "À un moment donné, au niveau de la santé, ce n'est plus possible", confirme Gay. En France, un poste de chauffeur-livreur sur 10 n'est pas pourvu.

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