Cet article date de plus d'un an.

Vidéo Une rentrée des classes compliquée pour Louise, porteuse de trisomie 21

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 6 min.
Depuis 3 ans, la famille de Louise, porteuse de trisomie 21, se bat pour qu'elle puisse aller à l'école. Cette année encore, la rentrée a été compliquée.
BRUT
Article rédigé par
France Télévisions

Depuis 3 ans, la famille de Louise, porteuse de trisomie 21, se bat pour qu'elle puisse aller à l'école. Cette année encore, la rentrée a été compliquée.

"Alors, il est 8h25, jour de la rentrée. Louise est contente. On se prépare à partir et hier, à 23 heures, on a appris par mail que son AVS (auxiliaire de vie scolaire) étant absente aujourd'hui et en arrêt, on ne sait pas qui ni s'il y aura quelqu'un pour accompagner Louise aujourd'hui et après."

En 2018, Brut avait déjà rencontré la famille de Louise, porteuse de trisomie 21. Pour la 3ème année consécutive, sa rentrée en maternelle est compliquée. Malgré tout, depuis ces deux années, Louise a continué l'école avec les autres à temps plein. "Et même s'il y a eu des moments pour nous de découragement, de doute même, et malgré tout je suis vraiment contente qu'on n'ait pas lâché et que Louise continue l'école dite ordinaire parce qu'elle a fait d'énormes progrès", constate Caroline, la mère de Louise. En maternelle, l'enfant est assistée par une auxiliaire de vie 15 heures par semaine, une disponibilité insuffisante pour couvrir les 24 heures hebdomadaires de maternelle.

Faire face aux discriminations

Autre inquiétude pour Caroline : les réactions des autres enfants. "J'avais peur des moqueries, j'avais peur qu'elle ne se fasse pas d'amis, j'avais peur que la différence se creuse trop entre elle et les autres et je me trompais", confie-t-elle. Si finalement les premières années de maternelle se sont bien passées pour Louise, sa mère rappelle toutefois devoir faire face, très souvent, à des discriminations ou des obstacles comme des refus d'inscriptions à certaines activités.

Cet été, les parents de Louise ont d'ailleurs dû essuyer un refus lors de leur séjour dans un village vacances qui proposait notamment un mini-club pour les enfants. Après avoir témoigné sur Twitter, ils ont été contactés par la Secrétaire d'État chargée des personnes en situation de handicap. Elle leur a assuré que des rencontres avec l'hôtellerie de plein air seront organisées pour ne pas que ça se reproduise. "Le message que je veux passer, que j'essaie de faire passer depuis que Louise est née, ou depuis qu'elle a 4 mois en tout cas, c'est d’avoir un regard différent sur le handicap, un regard qui n'est pas limitant", insiste Caroline.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Travail et handicap

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.