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Les magasins Monoprix des grandes villes pourront bientôt ouvrir jusqu'à 22 heures

Plus d'une centaine de magasins, notamment à Paris, Lyon et Marseille, sont concernés. Un accord a été signé entre la direction et les syndicats CFDT et CFE-CGC, malgré l'opposition de la CGT et de FO.

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Une femme regarde les vitrines d'un magasin Monoprix, à Paris, le 5 octobre 2013. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Les magasins Monoprix pourront ouvrir jusqu'à 22 heures dans les grandes villes à compter de janvier 2017. L'accord a été signé par la CFDT et la CFE-CGC malgré l'opposition de la CGT et de FO. Cette mesure, qui existait déjà localement dans une quarantaine de magasins, concernera "plus d'une centaine de magasins dans les grandes villes, Paris, Lyon, Marseille, employant entre 40 et 60 salariés chacun", a précisé Steve Mars, délégué CFDT, première force syndicale de l'enseigne.

Parmi les "contreparties" obtenues, selon la CFDT, un salarié travaillant déjà jusqu'à 21 heures ne pourra plus se voir imposer de travailler jusqu'à 22 heures et ce travail de nuit se fera "sur la base du volontariat avec possibilité de réversibilité".

Une prime pour les volontaires

L'accord prévoit par ailleurs la mise en place d'une majoration du taux horaire de base qui était en place uniquement pour la tranche de 21 heures à 22 heures et s'élevait à 25%. Cette majoration continuera de s'élever à 25% entre 21 heures et 21h15, passera à 50% de 21h15 à 22h30 et à 70% entre 22h30 et 5 heures, "une plage horaire exceptionnelle et qui ne sera que ponctuelle", selon la CFDT.

Une prime de 500 euros par an sera par ailleurs accordée aux salariés volontaires afin de contribuer aux frais de la garde de leurs enfants de moins de 10 ans, et une prime de fermeture de 20 euros pour les cadres et de 15 euros pour les agents de maîtrise sera également attribuée, selon la CFDT.

"Un accord qui tire vers le bas", d'après la CGT

La CGT, non signataire, et FO, qui s'est abstenu lors du vote, s'opposent au travail de nuit. N'ayant cependant pas la représentativité de 50% nécessaire, ces deux syndicats ne pourront pas faire valoir leur droit d'opposition à cet accord. "Les cadres et agents de maîtrise vont souffrir énormément, les conditions de travail seront encore plus dégradées, c'est un accord qui tire tout le monde vers le bas", a commenté Marie-Christine Aribart, de la CGT.

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