Ennui au travail : le manque d’activité, ou “bore out”, condamné pour la première fois

Pour la première fois en France, une entreprise a été condamnée en appel pour ne pas avoir donné assez de travail à l’un de ses employés, pour l’avoir mis sur la touche. ll témoigne auprès de France 2 de ce qu’il a vécu, de cette souffrance, le “bore out”, qu’on connaît encore mal.

France 2

Frédéric Desnard est soulagé. Après six ans de procédures judiciaires, il a enfin été reconnu comme une victime de harcèlement moral, pour “bore out”. En clair, plus d’activité à accomplir et un travail qui perd tout son sens. Responsable des services généraux, il était payé pour faire tout autre chose. Une situation de détresse intenable, jusqu’à ce qu’il fasse une crise d’épilepsie au volant de sa voiture et songe au suicide.

Un cas qui devrait faire jurisprudence

En reconnaissant pour la première fois un cas de “bore out” comme du harcèlement moral, la justice ouvre une brèche, selon son avocat, Me Viktor Billebault. L’entreprise a été condamnée à 5 000 euros de dommages et intérêts pour harcèlement, et 45 000 euros pour licenciement non valable. L’avocat de la société, Me Jean-Philippe Benissan, lui, minimise la condamnation. Frédéric Desnard tente lui de se reconstruire et cherche un nouveau travail.

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Les ordinateurs seront éteints à partir de 19 heures, le vendredi soir. (LEYLA VIDAL / BELGA MAG / AFP)