Retraites : "Dire que la réversion ne sera possible qu'à partir de 62 ans, ça me paraît difficilement acceptable", réagit l'Union française des retraités

Christian Bourreau, le président de l'Union française des retraités, a réagi sur franceinfo au débat d'Emmanuel Macron sur la réforme des retraites, jeudi 3 octobre, à Rodez. Sur la réversion, il juge que ce "point mérite d'être revu".

Emmanuel Macron lors du débat sur la réforme des retraites, jeudi 3 octobre, à Rodez. 
Emmanuel Macron lors du débat sur la réforme des retraites, jeudi 3 octobre, à Rodez.  (ERIC CABANIS / POOL)

Emmanuel Macron a lancé, jeudi 3 octobre, le débat sur la réforme des retraites, à Rodez (Aveyron), devant 600 personnes. Une intervention d'environ trois heures et demie durant laquelle le président a notamment évoqué le niveau de vie des retraités, leur pouvoir d'achat et des points particuliers comme la pension de réversion. "Dire que la réversion ne sera possible qu'à partir de 62 ans, ça me paraît curieux et difficilement acceptable", a notamment commenté jeudi soir sur franceinfo Christian Bourreau, vice-président de la Confédération Française des retraités et président de l'Union française des retraités (UFR).

La question de la réversion "mérite d'être revue"

"Emmanuel Macron a évoqué la question des réversions, sujet traité dans le rapport de monsieur Delevoye, d'une manière qui mérite d'être revue" a déclaré le président de l'Union française des retraités. "Le fait de dire qu'on va maintenir le pouvoir d'achat, sachant que le pouvoir d'achat fait intervenir l'ensemble des revenus, c'est une maladresse folle parce que ça risque de nous entraîner sur des considérations comme le revenu fiscal de référence. Ce point mérite d'être revu", a précisé Christian Bourreau.

Qu'il [Emmanuel Macron] arrête de dégrader le niveau de vie des retraités, ce serait déjà une bonne chose ! Ce que les retraités demandent, c'est qu'on maintienne leur niveau de vie.Christian Bourreau, président de l'Union française des retraités à franceinfo

La dépendance "un problème de solidarité nationale"

"J'ai bien aimé le début de son intervention : il a réaffirmé très clairement que le régime qu'il envisage est un régime solidaire, un régime par répartition, un régime par points, qui manifeste de la solidarité entre les différentes parties de la société, les pouvoirs publics étant garants de cette solidarité. J'ai trouvé que c'était bien et que ça allait dans le sens de ce qu'il annonce depuis un certain temps, à savoir un régime universel", a reconnu Christian Bourreau.

"Emmanuel Macron a aussi dit que financer la dépendance n'était pas le problème des retraites, mais que c'était un problème de solidarité nationale. Il a évoqué la proximité d'un grand débat et d'une loi sur le sujet.", reprend le président de l'Union française des retraités.

La dépendance est un problème grave, qui va coûter cher et qui concerne beaucoup de gens. Ça doit effectivement être traité par la solidarité nationale.Christian Bourreauà franceinfo

"Sur le reste, le président persiste et signe sur son intention, et il a donné l'impression qu'il était déterminé à aller jusqu'au bout", a-t-il conclu.