Jean-Paul Delevoye déclare finalement treize mandats dans sa déclaration d'intérêts

Il n'y avait que trois mentions dans la première mouture du document rempli par le Haut commissaire aux Retraites. 

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France Télévisions
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Le Haut commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye, lors d'une session des questions au gouvernement, le 11 décembre 2019 à Paris. (DANIEL PIER / NURPHOTO)

Le Monde révèle samedi 14 décembre la deuxième version de la déclaration d'intérêts signée par Jean-Paul Delevoye, le Haut commissaire aux retraites. L'homme politique a finalement déclaré treize mandats, dont onze toujours actifs, au lieu des trois initialement indiqués. L'affaire a commencé, en pleine grève contre la réforme des retraites qu'il pilote, quand on a découvert qu'il siégeait au conseil d'administration d'une fédération d'assureurs privés. 

Tout n'était pas bénévole, ainsi le mandat de conseiller pour IGS, un groupe d'enseignement supérieur, lui a rapporté 78 000 euros en 2017. C'est presque deux fois plus que dans la première version de sa déclaration de conflits d'intérêt, indique Le Monde. "Quand il a eu la certitude que quelque chose dans sa déclaration n'allait pas, il a, à la fois démissionné des mandats pour lesquels il n'était pas rémunéré, et s'est engagé à rembourser immédiatement les sommes en question", l'a défendu Edouard Philippe dans Le Parisien.

Parmi ses mandats non rémunérés, Jean-Paul Delevoye siège au conseil d'administration d'associations visant à promouvoir la démocratie via la technologie, mais aussi dans une structure qui prodigue des cours d'éveil à l'art aux enfants, ainsi qu'au comité stratégique de la Fédération française des diabétiques, ou encore deux associations musicales. " J’ai fait ces omissions car pour moi, c’était de l’ordre de l’engagement social", se défend Jean-Paul Delevoye au Monde.

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique statuera mercredi sur le cas du Haut commissaire. "Si mon erreur devait desservir la cause pour laquelle je me bats, ce projet de réforme des retraites auquel je crois et auquel je tiens, alors j’en tirerais les conséquences", assure le ministre au Monde.

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