Emploi : les ruptures conventionnelles ne progressent plus

Les ruptures conventionnelles représentent 10% des fins de contrat pratiquées en France. Ce dispositif ne progresse plus.

FRANCE 2

Si le nombre de ruptures conventionnelles n'augmente plus, c'est parce que les entreprises ont pris l'habitude de s'en servir. Elles ne représentent aujourd'hui que 10% des fins de contrat. Elles permettent aux salariés en CDI de quitter un poste avec une indemnité de rupture tout en conservant son droit aux allocations chômage.

Une démission déguisée ?

Cette séparation à l'amiable était le plus souvent utilisée par des salariés qui n'osaient pas démissionner selon Éric Maurin, professeur à l'École d'économie de Paris. "À l'usage, ce que l'on voit, c'est qu'il y avait bien une tranche significative du salariat qui n'était pas spécialement bien dans son emploi et qui a pu se saisir de ce dispositif pour changer plus confortablement d'employeur, de carrière", explique l'expert. Côté patronat, la rupture conventionnelle est un nouvel outil de flexibilité qui permet de réorganiser les effectifs quand aucun licenciement n'est justifié. 

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Des ouvriers travaillent dans une usine de zinc Metaleurop Nord à Noyelles-Godault (Pas-de-Calais).
Des ouvriers travaillent dans une usine de zinc Metaleurop Nord à Noyelles-Godault (Pas-de-Calais). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)