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PSA envisage de supprimer des postes grâce aux dispositions des ordonnances de la réforme du Code du travail

Créées par les ordonnances du président Macron, les ruptures conventionnelles collectives permettent de supprimer des emplois via des départs volontaires. 

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France Télévisions
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Le siège de PSA à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), le 2 octobre 2017. (MAXPPP)

Le groupe automobile PSA négociera le 9 janvier avec les syndicats un projet de ruptures conventionnelles collectives, rendu possible par la réforme du Code du travail, a-t-on appris jeudi 28 décembre de sources concordantes, confirmant une information du Parisien.

Deux séances de négociation sont prévues le matin et l'après-midi du 9 janvier avant que le projet, s'il est validé par au moins 50 % des syndicats, ne fasse l'objet d'une consultation lors d'un comité central d'entreprise extraordinaire, selon des sources syndicales.

Créées par les ordonnances du président Macron, les ruptures conventionnelles collectives (RCC) permettent de supprimer des emplois via des départs volontaires, selon une procédure moins contraignante pour l'entreprise que celle d'un plan social. La chaîne de prêt-à-porter féminin Pimkie (groupe Mulliez), les journaux Le Figaro et Les Inrocks, envisagent aussi d'y avoir recour.

"De la mobilité interne, des départs volontaires"

Le groupe PSA, qui comprend notamment les marques Peugeot, Citroën et DS, mettra en place en 2018 un "dispositif annuel" de gestion des effectifs. Celui-ci passera "comme d'habitude" par "de la mobilité interne, des parcours de reconversion et aussi des départs volontaires", a ajouté un porte-parole du groupe.

Sollicités, les syndicats n'étaient globalement pas inquiets, à condition que l'éventuelle nouvelle mesure ne rogne pas sur les conditions de départ. Le responsable syndical ne redoute pas une vague massive de départs car "c'est difficile de descendre plus bas", estime-t-il. Selon lui, un millier de personnes quittent chaque année l'entreprise, qui emploie "près de 10 000 intérimaires".

"Le nœud du problème, c'est au niveau des primes de départ : est-ce qu'elles seront identiques ou pas ?" a également relevé Jean-Pierre Mercier (CGT). La branche PCA (industrie + R&D principalement) du groupe employait quelque 55 500 personnes fin 2016.

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