Les 4 Vérités - Jean-Christophe Lagarde (UDI) : "Le projet de loi Travail n'a plus d'intérêt"

Le député de Seine-Saint-Denis et président de l'UDI est l'invité de Jeff Wittenberg sur le plateau des 4 Vérités de France 2 ce mardi 29 mars.

France 2

"Je ne crois pas qu'il y ait une centaine de Molenbeek en France", comme le ministre de la Ville l'affirme, déclare Jean-Christophe Lagarde. "Il y a des quartiers où on a, en fonction des origines, de la configuration, du niveau social, une présence religieuse qui existe, mais qui ne donne pas du tout les mêmes effets" qu'à Molenbeek, affirme-t-il encore.

Mais le maire de Drancy d'ajouter : "Si Patrick Kanner veut dire qu'il y a des quartiers où s'exercent des pressions religieuses excessives, il a raison. Ils sont peu nombreux. Et c'est surtout à l'État de reprendre la main par des actions".

Fin de l'état d'urgence en juin

Pour le député de Seine-Saint-Denis, "l'état d'urgence a été mis en place pour un temps donné. Il faut qu'il prenne fin une fois les lois adaptées. L'UDI n'est pas d'accord pour aller au-delà du mois de juin".

Concernant la loi Travail, dont Jean-Christophe Lagarde avait approuvé la première version, celui-ci est déçu de la seconde mouture : "Le gouvernement est parti dans un sens, il fait aujourd'hui exactement le contraire. La seule chose qui était nécessaire et utile, c'était la sécurisation du contrat de travail, comme ce n'est plus dedans, le projet de loi n'a plus d'intérêt".

À propos du désengagement de l'UDI à organiser la primaire en vue de la présidentielle de 2017 avec la droite, Jean-Christophe Lagarde déclare : "Nous souhaitions une coalition et un accord avec des objectifs communs, un mode de gouvernance commun avec Les Républicains mais cela n'a pas été possible". Le patron du parti centriste rappelle que "la porte sera toujours ouverte à la discussion avec Les Républicains, certainement pas à une forme de soumission qui irait suivre une primaire qui ne nous concerne pas".