Hôpital Necker : un appel aux dons pour régler la facture des actes de vandalisme

Quinze baies vitrées avaient été brisées et taguées par des casseurs lors du passage de la manifestation du 14 juin à Paris.

La façade de l\'hôpital Necker, à Paris, le 16 juin 2016, deux jours après le passage de casseurs en marge de la manifestation contre la loi Travail.
La façade de l'hôpital Necker, à Paris, le 16 juin 2016, deux jours après le passage de casseurs en marge de la manifestation contre la loi Travail. (MICHAEL BUNEL / NURPHOTO / AFP)

Un appel aux dons pour payer la facture des actes de vandalisme à l'hôpital Necker. L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris a lancé, samedi 18 juin, la possibilité d'effectuer un don en ligne après les dégâts causés par le passage de la manifestation du 14 juin devant les murs de l'hôpital.

Quinze baies vitrées avaient été brisées et taguées par des casseurs. "Après les actes de vandalisme contre l’hôpital Necker, d’anciens patients ont fait part de leur souhait de participer par un don au financement des travaux de remplacement des baies vitrées endommagées. Il est désormais possible d'effectuer un don en ligne pour co-financer les travaux", indique l'AP-HP sur son site internet. 

Selon le JDD, la facture s'élèverait à quelque 200 000 euros. L'AP-HP étant son propre assureur, les frais de remplacement seront de toute façon pris en charge par son budget, précise l'organisme à francetv info, sans vouloir communiquer, mardi 21 juin, un premier décompte des dons perçus : "C'est encore prématuré de faire un bilan."

Des actes unanimement condamnés

"Les quinze baies vitrées brisées se situent sur le boulevard du Montparnasse, devant les blocs opératoires de l’hôpital dans lesquels se déroulaient des interventions le jour de la manifestation parisienne du 14 juin dernier", précise l'AP-HP sur son site internet.

Ces actes de violence avaient été largement condamnés par la classe politique. Le Premier ministre, Manuel Valls, s'était même rendu sur place le lendemain matin. La CGT, mise en cause par plusieurs responsables politiques, avait elle aussi condamné "sans réserve les violences commises", dénonçant "des actes aveugles" qui discréditent l'opposition au projet du gouvernement.