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Euro 2016 : Philippe Martinez se dit "disposé" à rencontrer Myriam El Khomri, mais la "mobilisation continue" contre la loi Travail

Vendredi matin, la ministre du Travail avait déclaré être "prête à recevoir Philippe Martinez dans la minute si cela peut permettre de lever tous les blocages dans le pays".

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Philippe Martinez, le 28 avril 2016 à Paris.  (CHARLES PLATIAU / REUTERS)

Réponse du berger à la bergère. Philippe Martinez, leader de la CGT, déclare vendredi 10 juin être "disposé" à rencontrer la ministre du Travail, Myriam El Khomri, "même ce week-end". "On va lui faire savoir rapidement qu'on est disposé à la rencontrer, même ce week-end, car il y a urgence", a déclaré le numéro un de la centrale lors d'un déplacement à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise). "Mais pas question de nous faire du chantage à l'Euro : la mobilisation continue, la grève continue, car elle est plus que légitime", a-t-il averti, à quelques heures de l'ouverture de l'Euro 2016.

Vendredi matin, Myriam El Khomri, avait déclaré être"prête à recevoir Philippe Martinez dans la minute si cela peut permettre de lever tous les blocages dans le pays". Et ce sans attendre le rendez-vous"convenu" avec lui le 17 juin. "S'il m'indique qu'un rendez-vous cet après-midi permettrait de lever tous les blocages dans le pays, je le reçois dans la minute", a-t-elle dit.

"Ce mépris et cette provocation ne facilitent pas un débat serein"

"On ira pour discuter, pour lui expliquer des choses", a prévenu Philippe Martinez, en réponse aux propos de la ministre. Mais il a aussi dénoncé le "mépris et la provocation" du gouvernement. "J'entends aujourd'hui que la ministre est prête à me voir tout de suite, alors que ça fait trois mois que je demande à être reçu", a-t-il ajouté. Il a précisé avoir "pris son téléphone mardi pour demander un rendez-vous". "La réponse avait été 'je suis très occupée cette semaine, je ne peux pas vous voir avant vendredi prochain'", a-t-il relaté. Selon le leader syndical, "ce mépris et cette provocation ne facilitent pas un débat serein".

Le patron de la CGT a par ailleurs qualifié de "scandaleux" les propos du secrétaire d'Etat aux Transports, qui a évoqué de possible réquisitions de conducteurs de trains. Alors que le coup d'envoi de l'Euro de football est donné vendredi soir, la contestation sociale contre la loi Travail, qui dure depuis trois mois, se poursuit. Elle se cristallise autour de secteurs clés, dont les transports et le traitement ou la collecte des ordures ménagères, tandis que des opérations coups de poing se multiplient localement.

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