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Alcool au travail : attention danger !

Boire ou conduire, il faut choisir. L'adage pourrait aussi se retrouver pour boire et travailler...
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France Télévisions
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L'alcool a depuis toujours fasciné les artistes : élixir des dieux, potion magique, breuvage de la paix pour les peuples en guerre? Coutume ancestrale et usage social, la consommation d'alcool se retrouve dans le monde du travail. Pots de départ, célébrations d'une promotion ou de la signature d'un contrat : toutes les occasions sont bonnes. Mais comment ne pas dépasser les limites du raisonnable ? Étude d'un comportement à risque.

Alcool en grandes écoles.

Les « élites?, en écoles de commerce et d'ingénieur, sont aussi championnes de l'absorption d'alcool. Les soirées deviennent des orgies, où la valeur de l'étudiant tient à son taux d'alcool dans le sang. Belle formation ! Mais outre les beuveries du jeudi soir, c'est tout un rite de la boisson au quotidien qui est en jeu. Attention : le « défouloir éthylique » peut être une étape avant la dépendance, tandis que les exemples de comas s'amoncellent et sonnent l'alarme. Depuis peu, la Conférence des Grandes Écoles demandent ainsi à ses membres de respecter les règles de santé préconisées par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). La question à se poser est claire : qui seront les patrons de demain et comment assumeront-ils leur travail et responsabilités à venir, si leur intégration s'est faite sous la bénédiction du dieu Vodka ?

L'alcool mis en bémol.

Si les pots entre salariés favorisent la bonne entente, il est important de dépister rapidement les excès. Pour 31 % des grands dirigeants, les cérémonies au champagne font partie de la culture d'entreprise. Les problèmes surviennent avec l'addiction. L'alcoolisme exprime la détresse de certains travailleurs, car c'est une maladie liée aux émotions : angoisse, stress, colère. Des conditions de travail difficiles peuvent donc mener au besoin d'ivresse. Julien explique qu' « au début, il enchaînait les chopes en soirées, juste pour s'amuser ». Et puis, vient le cercle vicieux : un verre pour oublier des « clients râleurs », un autre pour « évacuer le stress », un dernier pour s'endormir?

Alcool et perte de contrôle.

Quand l'envie d'alcool devient nécessitée, les aptitudes au travail s'altèrent. C'est la maladie qui prend le dessus : baisses de la productivité et de l'attention, augmentation du temps de réaction? Des sanctions disciplinaires seront envisagées si une faute est commise. « Je ne pensais qu'à la pause pour me servir une bière », explique Julien. Aujourd'hui, il est en période de sevrage et a encore du mal à maîtriser ses actes. En arrêt maladie, il attend d'aller mieux pour lâcher sa bouteille et reprendre en main sa vie et son emploi. Bon courage, Julien.

Eléonore Dastugue

10 juin 2009

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