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"Il y a beaucoup de demandes, c'est encourageant" : les contrats d'apprentissage en forte hausse

Le nombre de jeunes entrés en apprentissage a progressé de 16% en 2019.

Article rédigé par
Édité par Noémie Bonnin - Mathilde Imberty
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Des apprentis boulangers suivent leur formation, le 28 avril 2005 au centre de formation d'apprentis (CFA) de Caen. (MYCHELE DANIAU / AFP)

Alexis Douine n'a aucun mal à recruter des apprentis : il en forme trois actuellement, dans sa boulangerie des Trois V, dans le deuxième arrondissement de Lyon. "Au niveau des apprentis, on a eu une nette amélioration, une progression. Il y a beaucoup de demandes", affirme-t-il.

À Lyon comme partout en France, l’apprentissage se porte bien. Le nombre de jeunes entrés en apprentissage a fortement progressé en 2019, selon le ministère du Travail : +16%. Il y a ainsi en France plus de 485 000 apprentis. Des chiffres en progression, notamment dans les métiers de bouche, très en vogue. "Il y a l'envie des jeunes, qui viennent directement en boutique postuler avec un CV. Ils montrent leur intérêt, c'est encourageant", se réjouit Alexis Douine.

Je me lève le matin et je suis vraiment heureux de venir.

Loan, un jeune apprenti

à franceinfo

L'apprentissage convient bien à Loan, un pâtissier en devenir : "On va une semaine par mois à l'école et ensuite, les trois autres semaines, on est au travail, c'est pratique. Pâtisserie, chocolaterie, confiserie, glacerie... J'adore ça ! Je ne peux pas être plus heureux."

De plus en plus de reconversions

Si certains apprentissages se font au niveau collège, de plus en plus de diplômés se reconvertissent vers des métiers manuels. C'est le cas de Laetitia, 35 ans, les yeux rivés sur son T80 (un pain rustique), qui lève gentiment. Ancienne aide-soignante, elle raconte sa reconversion heureuse : "J'ai toujours voulu faire ça quand j'étais petite, mais dans ma génération, c'était impossible, c'était plus pour les garçons. Mais à un moment, je me suis dit 'allez, c'est maintenant ou jamais'."

L'apprentissage attire, les contrats sont en progression, relève Luc Fleuret, le directeur régional de la Chambre des métiers : "Les effets produits par la réforme s'expriment à plusieurs niveaux : il y a la création d'un certain nombre de centres de formation d'apprentis nouveaux, il y a aussi un transfert de contrats de professionnalisation. Les premiers effets sont positifs sur le plan quantitatif." Mais Luc Fleuret nuance ces chiffres : "Il faudra voir si ce développement est un feu de paille, l'effet produit par le changement du système à l'instant T, ou si ça se confirme durablement, par une véritable mobilisation plus forte des acteurs, une attractivité plus importante auprès des jeunes, une mobilisation plus importante des entreprises pour signer des contrats dans la durée."

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