Décevoir ses parents, le bonheur est parfois à ce prix

Michael Bordt, professeur de philosophie allemande et auteur de "L'art de décevoir ses parents", est l'invité du Soir 3, mercredi 5 septembre.

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France 3

"Il ne faut pas décevoir ses parents, pas dans toutes les situations. Mais il faut se demander à la fin de sa vie si on a été aussi heureux qu'il ait été possible de l'être, si on peut approuver sa propre vie. Pour cela, il faut exprimer sa propre voie et parfois il faut décevoir les gens qui ont des attentes envers nous", explique le professeur de philosophie allemande Michael Bordt, dans le Soir 3, mercredi 5 septembre.

"Je crois que c'est la chose la plus difficile à faire, c'est de décevoir les attentes des parents", poursuit-il.

Déception positive

Dans son livre, L'art de décevoir ses parents, il décrit que les parents veulent tellement bien faire qu'ils veulent être irréprochables et parfois ils vont trop loin. "Les parents idéaux n'existent pas, ils sont aussi des personnes vulnérables, avec leurs forces et leurs faiblesses, avec ce qu'ils ont réussi et raté dans leur vie et c'est ce qu'ils transmettent à leurs enfants", déclare ce jésuite, qui ajoute : "Le souhait que les parents réussissent mieux qu'eux est une charge pour les enfants".

Et Michael Bordt conclut que "la déception n'est pas forcément négative. Elle nous fait prendre conscience de nos désirs, de nos besoins, de ce qu'on aurait aimé avoir".

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Le livre de Michael Bordt (France 3)