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Les pistes de l'Etat pour économiser 14 milliards d'euros en 2014

Selon "Le Monde" et "Les Echos", les opérateurs de l'Etat et les fonctionnaires seront mis à la diète.

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France Télévisions
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Jean-Marc Ayrault, à Matignon (Paris), le 25 juin 2013. (FRED DUFOUR / AFP)

Contre les risques de dérapage du déficit public, la Cour des comptes préconise un régime strict. Le gouvernement semble en prendre la direction. L'Etat prévoit de faire 14 milliards d'euros d'économies en 2014 sur les 20 milliards d'efforts de réduction de déficit structurel prévus, selon Les Echos et Le Monde, samedi 29 juin. En plus des 5 milliards d'économie prévus sur les régimes sociaux (retraites, assurance maladie, prestations familiales), il lui faut encore trouver 9 milliards d'euros. Qui sera mis à contribution ? Voici les pistes du volet "dépenses" du projet de loi de finances 2014.

Les fonctionnaires

La masse salariale de l'Etat, qui s'élève à 80,2 milliards d'euros, et augmente de près de 3% par an, doit ralentir sa hausse. L'objectif est d'atteindre 0,15% en 2014, écrit Le Monde, qui s'est procuré un document transmis à la commission des finances de l'Assemblée. 

Pour cela, le gouvernement prévoit la réduction des primes catégorielles et leur ciblage sur les bas salaires, et la poursuite du gel du point d'indice. Pour compenser la création de création de près de  9 949 emplois pour des missions jugées prioritaires (éducation, justice, santé), il y aura 13 158 suppressions par ailleurs.

Météo France, CNRS, Réunion des musées nationaux…

L'Etat compte 556 opérateurs en 2013. Ce sont par exemple les universités, des agences, des musées, le CNRS, Météo France… Presque tous seront sollicités, mis à part les université et Pôle emploi (où 2000 postes vont être crées). Le gouvernement compte ainsi réaliser 1,2 milliards d'euros d'économie. Leurs moyens devraient baisser de 4% en 2014. Les opérateurs vont voir leurs dotations budgétaires diminuer de 1 % (600 millions d’économies), et les taxes qui leur sont affectées seront rabotées de 12 % (600 millions aussi), précisent Les Echos.

La Poste et des entreprises publiques

Une contribution ad hoc va être demandée à certaines entreprises publiquesen contrepartie du Crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice). Les Echos listent les concernés, sans connaître les sommes concernées : "La Poste, Arte, l’INA, Radio France et l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF)". La Poste, dont une large part de l’activité reste en monopole, précise le journal, est pourtant le premier bénéficiaire du Cice (plus de 250 millions par an). L’entreprise pourrait devoir rendre des dizaines de millions d'euros.

Les ministères de l'Agriculture, la Culture, l'Ecologie…

Les dépenses de fonctionnement de tous les ministères baisseront de 2%, grâce à la poursuite de la modernisation des achats publics. Certains ministres vont voir leur enveloppe fondre : -5,4% pour l’Agriculture, -2,8% pour la Culture, -7% pour l’Ecologie, -6,6% pour l’Economie, détaille le quotidien économique.

D'après les informations du Monde, 16 missions perdent des moyens, 9 en gagnent et 3 sont stables.

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