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L'objectif de réduction du déficit "risque de ne pas être atteint" l'an prochain

La Cour des comptes estime que la série de dépenses annoncée par le gouvernement ces derniers mois plombe les prévisions budgétaires.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, lors de la présentation du rapport annuel de l'institution, le 10 février 2016, à Paris. (PATRICK KOVARIK / AFP)

L'Etat a-t-il vu trop grand ? Les dépenses nouvelles engagées depuis le début de l'année risquent d'empêcher le gouvernement d'atteindre son objectif de déficit budgétaire en 2017, fixé à 2,7% du produit intérieur brut, a prévenu la Cour des comptes, mercredi 29 juin.

La juridiction, qui juge ce risque "élevé" et "significatif", estime que le "programme de stabilité" présenté en avril par le gouvernement ne présente pas "les réformes nécessaires pour atteindre l'objectif de déficit public et de maîtrise des dépenses pour 2017", les politiques mises en œuvre ces dernières années n'étant "guère porteuses d'économies à moyen terme".

Les salaires de la fonction publique dans le viseur

"Au contraire, la hausse programmée des dépenses militaires, les mesures annoncées en début d'année concernant l'emploi, celles en faveur des jeunes, l'atténuation des efforts demandés aux communes et intercommunalités et, surtout, la progression de la masse salariale de la fonction publique vont pousser les dépenses à la hausse", prévient la Cour des comptes.

L'exécutif a annoncé une série de mesures nouvelles depuis le début de l'année, comme le dégel du point de l'indice des fonctionnaires, mais aussi des aides en faveur des jeunes, des agriculteurs ou de l'emploi.

Le gouvernement dans les clous pour son objectif 2016

La Cour des comptes s'attend toutefois à ce que l'Etat parvienne à atteindre cette année son objectif de 3,3% de déficit, contre 3,6% en 2015. Une réduction qu'elle juge "modeste" et qui "ne permettra toujours pas de faire diminuer le poids de la dette dans le PIB".

Le gouvernement n'a cependant plus de marge de manœuvre cette année. Le respect de l'objectif "ne laisse aucune place à des décisions nouvelles conduisant à des hausses de dépenses", souligne le rapport.

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