Surprise, la France emprunte moins cher que l'an dernier

Le taux obligataire français à 10 ans s'établissait vendredi à 3,12 %, contre 3,35 % le 31 décembre 2010, relève "Le Figaro" dans un comparatif des taux sur un an.

Un trader à la Bourse de Francfort (Allemagne), le 19 août 2011.
Un trader à la Bourse de Francfort (Allemagne), le 19 août 2011. (DANIEL ROLAND / AFP)

Enfin une bonne nouvelle dans la crise. Après une fin d'année dans la tourmente de la crise européenne, Le Figaro a comparé les taux auxquels empruntent les principaux pays de la zone euro à la date du vendredi 30 décembre avec ceux concédés un an auparavant. Le résultat est plutôt surprenant pour la France : l'Etat emprunte aujourd'hui moins cher qu'en décembre 2010.

Le taux obligataire français à 10 ans s'établissait vendredi à 3,12 %, contre 3,35 % le 31 décembre 2010, note le journal, qui souligne que ce taux "reste nettement inférieur à la moyenne de ces dix dernières années (4,15 %)". L'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Irlande et l'Espagne sont bénéficient également de taux plus favorables que l'an dernier à la même date. L'Italie, le Portugal et la Grèce, pays les ples durement touchés de la zone euro, ont en revanche vu leur taux grimper.

L'Etat français, un placement pas si risqué

Si la France s'en sort plutôt bien, c'est notamment parce que "le marché obligataire fonctionne de manière relative", comme l'explique le journal. Certes, les investisseurs préfèrent nettement l'Allemagne, mais les obligations émises par celles-ci ne suffisent pas à couvrir toute la demande en emprunts d'Etat. Les emprunts grecs, par exemple, faisant office de repoussoir étant donné le risque attaché, les emprunts français, tout de même nettement moins risqués, bénéficient de ce marché "resserré". 

Enfin, les emprunts d'Etat des pays jugés relativement sûrs font paradoxalement office de valeur refuge en pleine crise de la zone euro, les actions étant perçues comme un investissement plus risqué.