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Après la France, Standard & Poor's dégrade EDF, la SNCF et l'Unedic

L'agence de notation annonce avoir dégradé la note de plusieurs entreprises semi-publiques et publiques de la zone euro.

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France Télévisions
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Le siège d'EDF, à Paris, le 9 janvier 2012. (BOB DEWEL / ONLY FRANCE / AFP)

C'est ce que l'on appelle l'effet domino. Cinq jours après la dégradation des notes des dettes souveraines de neuf pays européens, dont la France qui a perdu son AAA, Standard & Poor's a révisé mardi 17 janvier son évaluation de plusieurs entreprises semi-publiques et publiques de la zone euro. Parmi les structures visées, EDF, la SNCF, RTE (Réseau de transport d'électricité, filiale d'EDF), Réseau Ferré de France (RFF), l'Unedic, la Cades et l'AP-HP ont été dégradées d'un cran.

Dans le détail, c'est le groupe français d'électricité qui est le plus touché. La note à long terme d'EDF passe ainsi de AA- à A+, héritant par contre d'une perspective stable. Sa filiale, RTE, subit la même dégradation de AA- à A+ avec une perspective stable. En revanche, la SNCF est dégradée de AA+ à AA, mais avec une perspective négative.

Aéroports de Paris conserve sa note

Quant à RFF, l'Unedic, la Cades et l'AP-HP, ils perdent tous leur triple A pour descendre à AA+, avec une perspective négative sur la note, signifiant que Standard & Poor's envisage une autre dégradation à moyen terme.

Toutes ces entreprises semi-publiques avaient été placées sous surveillance le 8 décembre 2011 par Standard & Poor's. La seule à échapper à une dégradation est Aéroports de Paris, qui conserve sa note A+, mais avec une perspective négative. Les raisons de ces révisions de notation doivent être détaillées "ultérieurement" par l'agence de notation américaine.

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