À la rencontre de Frédéric Borne, éleveur de bovins à Écuisses

Alors que le Salon de l'agriculture bat son plein, France 2 s'est penchée sur la face cachée du monde agricole, et a posé sa caméra chez un éleveur de bovins en Saône-et-Loire.

FRANCE 2

Une ferme tout en longueur dans la campagne bourguignonne à Écuisses (Saône-et-Loire), 400 bêtes au total. Une équipe de France 2 est partie à la rencontre de Frédéric Borne, qui élève des vaches de race charolaise. Pendant la saison des vêlages, il faut surveiller nuit et jour. L'éleveur attend pendant quatre mois 140 naissances.
"Une exploitation comme la nôtre, si on ne fait pas attention, sur 140 vêlages, on peut monter à des 25-30 000 euros par an de frais vétérinaires assez rapidement. La marge de départ de la naissance est déjà partie", témoigne Frédéric.

Toutes les charges ont augmenté

Il n'y a pas que les frais vétérinaires à prendre en compte. L'hiver, il faut en effet nourrir les bêtes, même celles restées sur les prairies, faute d'herbage. Il ne faut pas non plus oublier l'achat des taureaux reproducteurs.
Les comptes de Frédéric ne sont pas bons. Alors qu'il a dû s'endetter pour reprendre l'exploitation de ses parents avec qui il travaillait, l'éleveur vend ses bêtes quasiment au même prix depuis 15 ans. Or, toutes les charges ont augmenté, certaines ont même doublé. Frédéric évoque notamment "l'augmentation du gazole". L'éleveur ne dégage donc que 600 euros de revenus par mois. Pour gagner sa vie grâce à son métier, la seule solution serait d'augmenter les prix de vente.

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Filouse, la vache mascotte du salon de l\'agriculture 2015, ici photographiée le 13 février.
Filouse, la vache mascotte du salon de l'agriculture 2015, ici photographiée le 13 février. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)