Crise en Guyane : le mouvement persiste

Après 15 jours de paralysie du département, les Guyanais persistent dans leur mouvement social.

FRANCE 3

Un hôtel familial au centre de Cayenne. 46 chambres, et à la réception, depuis une semaine, les mauvaises nouvelles pleuvent. "Depuis le 19 mars, [ce sont] toutes les annulations qu'on a eues des différents clients", explique Cédric Mizzi en désignant une imposante pile de feuilles. Le taux d'occupation a chuté de 40% et Cédric Mizzi doit aller lui-même chercher des salariés de son hôtel, bloqués par les barrages. Il utilise des chemins détournés.

Des Guyanais "solidaires"

"Il y a quand même un élan solidaire au niveau de tous les Guyanais", explique aussi Cédric Mizzi. D'autres employés habitent au centre-ville. Ils ne sont pas en grève, mais cette Brésilienne est solidaire du mouvement social. "Je voudrais être en grève, mais je ne peux pas", détaille-t-elle. À la réception, des Parisiens en déshérence. Cet agent commercial vient quatre fois par an en Guyane. Cédric Mizzi a lui quitté la réception pendant quelques heures pour aller manifester afin que le gouvernement fasse avancer le dossier guyanais.

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La préfecture a comptabilisé mardi midi respectivement entre 8 000 et 10 000 participants à Cayenne et entre 3 500 et 4 000 à Saint-Laurent-du-Maroni, les deux plus grandes villes guyanaises. (illustration ici à Cayenne)
La préfecture a comptabilisé mardi midi respectivement entre 8 000 et 10 000 participants à Cayenne et entre 3 500 et 4 000 à Saint-Laurent-du-Maroni, les deux plus grandes villes guyanaises. (illustration ici à Cayenne) (JODY AMIET / AFP)