Mayotte : le préfet refuse la demande des élus favorables à un report de l'élection législative partielle

Des maires et conseillers départementaux de Mayotte évoquent des conditions en matière de sécurité qui ne sont pas réunies pour motiver cette demande de report de l'élection législative partielle, prévue dimanche.

Les élus, maires, conseillers départementaux et parlementaires réunis au conseil général à Mayotte, le 17 mars 2018.
Les élus, maires, conseillers départementaux et parlementaires réunis au conseil général à Mayotte, le 17 mars 2018. (RADIO FRANCE / SANDRINE ETOA-ANDEGUE)

Des maires, conseillers départementaux et parlementaires de Mayotte, réunis dans la matinée du samedi 17 mars au conseil départemental, ont demandé le report de l'élection législative partielle, selon l'envoyé spécial de franceinfo sur place. Les raisons invoquées pour cette demande sont que les conditions ne sont pas réunies en matière de sécurité. Ils ont reçu pour seule réponse une fin de non-recevoir de la part du préfet Frédéric Veau, samedi après-midi.

"Mayotte, c'est la République, la République, c'est la démocratie, la démocratie, ce sont les citoyens qui s'expriment dans les urnes", adéclaré Frédéric Veau à la radio Mayotte 1re, assurant que "l'État prendra toutes les dispositions pour assurer le bon déroulement du scrutin".

Alors que la grève générale continue à Mayotte, des manifestants menacent de bloquer des bureaux de vote. Les barrages paralysent toujours l'île et limitent les déplacements des habitants. De son côté, la préfecture assure que les 73 bureaux pourront accueillir les électeurs. Des cadres de La Réunion sont venus comme appui juridique et technique auprès des municipalités.

Une élection législative partielle est prévue à Mayotte les 18 et 25 mars suite à l'annulation de l'élection en juin 2017 de Ramlati Ali (LREM). Elle avait été annulée après un recours déposé par le candidat LR Elad Chakrina.