Économie : le drive en perte de vitesse ?

France 3 revient mardi 12 mai sur le drive. Son développement aurait bien diminué depuis 2012. Mais faut-il vraiment s'inquiéter ?

France 3

Le drive représente seulement 4% de la grande distribution à ce jour. Pourtant, son développement semble déjà en perte de vitesse, même si "tout est relatif", note Camille Boudin, en direct sur le plateau de France 3. En 2012, il s'ouvrait quasiment deux drives par jour en France. En 2015, on est plus qu'à un drive par jour. "Cela représente [tout de même] 25% de croissance. Bien des secteurs marchant en rêveraient", constate la journaliste.

Un stade normal de développement


"On est arrivé à un stade normal de développement du drive", remarque Camille Boudin. Le territoire est aujourd'hui bien équipé pour répondre à la demande. Il est logique que les distributeurs préfèrent de plus en plus rentabiliser leurs drives existants plutôt que de continuer à en ouvrir. Le drive va donc continuer à se développer, mais autrement. L'objectif à terme, c'est qu'on puisse y retrouver l'intégralité des références que l'on trouve dans une grande surface classique. Aujourd'hui, le drive séduit un client sur 10. Mais en 2020, il pourrait séduire jusqu'à trois clients sur 10, d'après les professionnels du secteur.

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Un drive dans un hypermarché Leclerc, à Maizières-lès-Metz (Moselle). (MAXPPP)