Des féministes réclament une TVA réduite sur les tampons

Un collectif milite contre le taux de 20% actuellement en vigueur, alors que le taux des produits de première nécessité est de 5,5%.

Le collectif Georgette Sand avait déjà dénoncé, en novembre, la surtaxe appliquée aux biens de consommation destinés à un public féminin.
Le collectif Georgette Sand avait déjà dénoncé, en novembre, la surtaxe appliquée aux biens de consommation destinés à un public féminin. (B. BOISSONNET / BSIP / AFP)

Le collectif féministe Georgette Sand réclame, vendredi 27 février, que le taux de TVA appliqué aux serviettes et tampons périodiques, qui s'élève à 20% aujourd'hui, "passe à 5,5% comme pour d'autres produits de première nécessité tels que l'eau ou les préservatifs".

Le collectif souligne que, pour les femmes, ces produits relèvent bien de la première nécessité : "avoir ses règles, ce n'est pas optionnel". Ces produits pourraient même être taxés à 2,1% comme c'est le cas pour les médicaments remboursables par la sécurité sociale. Une pétition en ligne plaidant pour une TVA réduite à 5,5%, lancée par Georgette Sand il y a quelques jours, a déjà recueilli plus de 5 000 signatures.

Une dépense totale de 1 500 euros par femme

Cette campagne française rejoint une mobilisation sur le même thème outre-Manche, où serviettes et tampons sont taxés au même taux que "les produits non essentiels de luxe". Selon le journal The Independent (en anglais), une femme qui touche le salaire minimum doit dans sa vie travailler 38 jours à temps plein pour couvrir cette dépense. En France, cette dépense représenterait quelque 1 500 euros dans la vie de chaque femme, selon le collectif.

Georgette Sand avait déjà dénoncé, en novembre, la "surtaxe" appliquée aux biens de consommation destinés à un public féminin, établissant que pour un même produit ou service, comme des rasoirs ou le pressing, les femmes payent plus cher que les hommes. Le ministère de l'Economie avait alors annoncé lancer une enquête, dont les résultats ne sont pas encore connus.

Depuis le 1er janvier 2014, les préservatifs masculins et féminins sont eux assujettis à une TVA de 5%, étant considérés comme des produits de première nécessité.