Covid-19 : la déception des commerçants qui souhaitaient ouvrir tous les dimanches de janvier

L'autorisation d'ouverture des magasins les dimanches de janvier sera décidée au niveau départemental. Une douche froide pour les professionnels de l'habillement, dont certains ont perdu 30% de chiffre d'affaires, et pour lesquels le premier mois de l'année est aussi important que décembre.

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Radio France
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Un magasin de vêtements de Valence (Drôme) organise des ventes privées, le 29 décembre 2020. (NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP)

Sera-t-il possible de faire des achats dimanche 10 janvier dans les magasins ? Oui et non. En fait, cela dépend de votre département. Le gouvernement a en effet rejeté la demande des fédérations du commerce qui souhaitaient des ouvertures exceptionnelles tous les dimanches du mois de janvier et sur tout le territoire pour compenser les pertes liés à l'épidémie de Covid-19. La décision revient aux préfets, au grand dam des commerçants.

Le cas par cas est difficile à comprendre et à supporter pour de nombreux patrons de boutiques fragilisées par les conséquences du coronavirus et les restrictions sanitaires. Les ventes de Noël, en hausse, n'ont pas pas suffi à empêcher un recul moyen de chiffre d'affaires d'environ 20% sur l'ensemble des mois de novembre et de décembre et jusqu'à 30% dans le secteur de l'habillement, selon les chiffres de leurs fédérations.

Un mois de janvier aussi important que décembre

De nombreux magasins jouent gros voire très gros en janvier, rappelle Yoann Petiot, délégué général de l'Alliance du commerce, qui regroupe 450 enseignes et 27 000 points de vente en France : "Le mois de janvier est très important pour certains commerces et certains secteurs, notamment dans le secteur de la mode et pour certaines enseignes, pour certaines marques. Le chiffre d'affaires du mois de janvier peut être aussi important que celui réalisé au mois de décembre."

Au final, les commerçants ont quand même obtenu des dérogations d'ouverture pour un ou plusieurs dimanches de janvier dans une soixantaine de départements. Petit geste du gouvernement : la date des soldes a par ailleurs été décalée au 20 janvier, à leur demande, afin de disposer d'un peu plus de temps pour écouler leurs stocks sans avoir à les brader.

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