Pas de coupes supplémentaires dans le budget de l'armée, tranche Hollande

Le président a pris cette décision à la suite d'une conseil de Défense, lundi. Les militaires et le ministre de la Défense s'inquiétaient de nouvelles coupes.

Le président de la République passe en revue des troupes à Creil (Oise), le 8 janvier 2014.
Le président de la République passe en revue des troupes à Creil (Oise), le 8 janvier 2014. ( PHILIPPE WOJAZER / REUTERS)

Le budget de l'armée ne sera pas un peu plus raboté. François Hollande a réaffirmé, lundi 2 juin, lors d'un Conseil de défense, "les engagements financiers de la loi de programmation militaire" prévoyant le budget de la Défense entre 2014 et 2019, tout en demandant au gouvernement de "faire des propositions pour améliorer la gestion des matériels et projets."

Selon un communiqué de l'Elysée, François Hollande a rendu cet arbitrage alors que le ministre de la Défense lui-même, Jean-Yves Le Drian, et les militaires s'inquiétaient de nouvelles coupes dans le budget des armées. "Le président de la République a rappelé le caractère primordial de notre effort de défense afin de renforcer notre influence internationale, protéger nos intérêts vitaux et assurer la sécurité de la France", indique le chef de l'Etat dans le communiqué.

"Sanctuariser" les crédits de la Défense

Mardi 27 mai, Manuel Valls avait de nouveau exclu toute nouvelle coupe dans le budget de la Défense, la loi de programmation militaire (LPM) comportant déjà des mesures d'économie "particulièrement importantes""On ne va pas demander à la Défense de payer deux fois", avait déclaré le Premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

Rappelant que le chef de l'Etat a fait le choix de "sanctuariser" les crédits de la Défense, il a souligné que la LPM votée fin 2013 "prévoit des économies structurelles particulièrement importantes qui constituent la contribution de la Défense au redressement des comptes publics"Elle prévoit en particulier une diminution d'effectifs de 34 000 personnes en six ans dans les armées et une diminution de la masse salariale de 4,4 milliards d'euros.