Argent public : les coûteux mariages avec le privé

L'État a fait construire plusieurs infrastructures avec des financements privés, une pratique épinglée par la Cour des comptes.

France 2

Le nouveau Palais de justice de Paris, celui de Caen (Calvados), ou le centre pénitentiaire de Beauvais (Oise). Trois établissements financés par des PPP : des "partenariats public-privé". La Cour des comptes dénonce ce système, mais quel est-il ? Le ministère de la Justice noue un partenariat avec une entreprise privée et des banques pour construire une prison ou un tribunal. Puis le ministère rembourse la construction et l'entretien des locaux sous forme de loyer chaque année. Exemple, le nouveau tribunal de Paris : 2,3 milliards d'euros, remboursement 85 millions d'euros par an jusqu'en 2044.

Des taux d'intérêt qui explosent

Une dérive, selon la Cour des comptes : "ce qu'on paye sur trente ans et beaucoup plus élevé que ce que l'État aurait payé en le faisant par lui-même" explique Jean-Philippe Vachia, de la Cour des comptes. Les taux d'intérêt explosent dans le privé, tout comme les frais d'entretien. Résultats, les deux palais de justice de Paris et de Caen représentent 30 % des frais immobiliers des 732 sites judiciaires en France. Au total, une quinzaine d'établissements viennent d'être construits avec ces partenariats, mais le ministère vient d'y mettre un terme.

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