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Boissons énergisantes : l'Anses dit non pour les enfants

L'agence sanitaire Anses a rendu mardi un rapport sur la consommation de boissons énergisantes en France. Sans grande surprise, elle réaffirme le danger potentiel pour les enfants, adolescents et femmes enceintes, mais aussi lorsque de tels produits sont associés à de l'alcool.
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Radio France
Publié Mis à jour
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 (Heinz-Peter Bader Reuters)

Le rapport de l'Anses, rendu public par l'agence sanitaire ce mardi matin, ne livre pas vraiment de conclusions spectaculaires. Il se contente de réaffirmer le danger potentiel des boissons énergisantes, dont certains effets restent encore méconnus, pour certaines catégories de population. En France, quelque quarante millions de litres sont consommés chaque année.

Depuis leur commercialisation en 2008 en France, les boissons dites énergisantes - vendues sous les marques Red Bull, Monster ou encore Burn -, sont pointées du doigt pour leurs effets indésirables, notamment cardiaques. L'Anses, dans son rapport, insiste sur la caféine qu'elles contiennent presque toujours (l'équivalent de deux expressos dans une canette de 25 cl), et appelle donc à la "modération " de leur consommation.

Les enfants et adolescents dans le viseur

L'Anses insiste donc sur les dangers que la consommation de caféine font courir aux enfants et adolescents : troubles du sommeil, somnolence, addiction à d'autres drogues... D'autant plus qu'une récente étude européenne montrait que près de 70 % des adolescents consommaient plus ou moins régulièrement des boissons énergisantes.

Les femmes enceintes, celles qui allaitent, ou alors les personnes souffrant du coeur, d'épilepsie ou de maladies du foie et des reins doivent aussi éviter d'en consommer. Pour finir, l'Anses recommande également d'encadrer la promotion de ces boissons, dont les publicités sont très présentes lors de soirées ou de grands événements sportifs.

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