Volkswagen s'excuse après avoir forcé des singes à inhaler des gaz d'échappement

L'étude a été menée en 2014, aux Etats-Unis, par un centre de recherche fondé par Volkswagen, Daimler, BMW et Bosch.

Un test de pollution est réalisé sur une voiture Volkswagen, le 7 août 2017, à Ludwigsburg (Allemagne).
Un test de pollution est réalisé sur une voiture Volkswagen, le 7 août 2017, à Ludwigsburg (Allemagne). (THOMAS KIENZLE / AFP)

"Il aurait mieux valu se passer d'une telle étude." Le constructeur automobile allemand Volkswagen s'est excusé, samedi 27 janvier, après avoir mené des tests exposant des singes de laboratoire à des gaz d'échappement. Déplorant "le manque de jugement de certaines personnes", l'entreprise s'est dit "convaincue que les méthodes scientifiques choisies à l'époque étaient mauvaises", dans un communiqué cité par Bloomberg (en anglais).

The New York Times (en anglais) avait révélé, deux jours plus tôt, que 10 singes avaient inhalé des émanations de diesel provenant d'une Volkswagen Coccinelle dans un laboratoire américain en 2014. L'étude était menée par un centre de recherche fondé par Volkswagen, Daimler, BMW et Bosch. Le centre a cessé toute activité en 2017, sans avoir conclu l'étude sur les singes.

Selon Bloomberg, le groupe automobile Daimler a annoncé qu'il allait ouvrir une enquête interne sur le sujet. Le constructeur BMW assure qu'il n'a participé ni à la conception ni à la mise en œuvre de cette étude. Enfin, Bosch assure avoir quitté le centre de recherche en 2013.