Moteurs truqués : la France ouvre une enquête pour "tromperie aggravée" contre Volkswagen

Les gendarmes spécialisés dans des enquêtes de santé publique (Oclaesp) et les policiers de l'office anticorruption (Oclciff) seront chargés de mener cette enquête préliminaire.

Une usine Volkswagen à Salzgitter, en Allemagne, le 30 septembre 2015.
Une usine Volkswagen à Salzgitter, en Allemagne, le 30 septembre 2015. (PHILIPP VON DITFURTH / DPA / AFP)

Volkswagen est dans le viseur de la justice française. Le parquet de Paris a ouvert, vendredi 2 octobre, une enquête pour "tromperie aggravée sur une marchandise susceptible d'être dangereuse pour la santé", après les révélations sur les moteurs diesel truqués du constructeur automobile allemand.

Une enquête administrative menée en parallèle

En France, près d'un million de véhicules ont été équipés du logiciel truqueur, qui permet de fausser les résultats des tests de pollution. Les gendarmes spécialisés dans des enquêtes de santé publique (Oclaesp) et les policiers de l'office anticorruption (Oclciff) sont chargés de cette enquête préliminaire. Une enquête administrative est menée en parallèle par la répression des fraudes (DGCCRF).

Depuis que le scandale a éclaté, à la mi-septembre, des procédures judiciaires ont été lancées dans plusieurs pays contre Volkswagen. Une action de groupe a notamment lancée aux Etats-Unis, avec de possibles lourdes sanctions financières, alors que deux enquêtes ont été ouvertes en Allemagne. Au total, 11 millions de véhicules ont été équipés du logiciel de trucage pour les marques Volkswagen, mais aussi Audi, Skoda et Seat.