Vignette auto pour financer l'entretien des routes : "On n'en est pas là du tout", répond le sénateur Hervé Maurey

Le président de la commission de l'Aménagement du territoire et du développement durable au Sénat, Hervé Morey, a expliqué, lundi sur franceinfo, que la création d'une nouvelle vignette automobile n'était pas à l'ordre du jour.

Le ministère des Transports a affirmé, lundi 18 décembre 2017 à franceinfo, qu\'il n\'avait jamais été envisagé d\'instaurer une vignette sur les automobilistes pour rénover le réseau routier français. (Photo d\'illustration)
Le ministère des Transports a affirmé, lundi 18 décembre 2017 à franceinfo, qu'il n'avait jamais été envisagé d'instaurer une vignette sur les automobilistes pour rénover le réseau routier français. (Photo d'illustration) (MAXPPP)
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"Aucune décision n'est prise" concernant la création d'une nouvelle vignette automobile, a affirmé Hervé Maurey, lundi 18 décembre sur franceinfo. Si le président de la commission de l'Aménagement du territoire et du développement durable au Sénat a reconnu qu'"il manque plusieurs centaines de millions d'euros chaque année" pour financer l'entretien des routes, "on n'en est pas là du tout", a déclaré Hervé Morey.

Selon Le Parisien, un comité d'experts et de parlementaires missionné par le ministère des Transports, préconise la création d'une nouvelle vignette automobile, dont les recettes serviraient à l'entretien des routes. Le ministère des Transports a affirmé, lundi à franceinfo, qu'il n'avait jamais été envisagé d'instaurer une vignette sur les automobiles pour rénover le réseau routier français, en souffrance depuis plusieurs années.

franceinfo : Confirmez-vous que l'instauration d'une nouvelle vignette est envisagée pour financer la rénovatiion des routes en France ?

Hervé Maurey : Quand Ségolène Royal a supprimé l'écotaxe, cela a eu des conséquences dramatiques sur l'environnement, mais aussi sur le financement des routes. Il manque aujourd'hui plusieurs centaines de millions d'euros chaque année. Aujourd'hui, ce qui est en place, c'est un comité d'orientation des infrastructures dans lequel il y a un certain nombre d'experts et de parlementaires dont la mission première est de faire le tri entre les nombreuses infrastructures annoncées par les gouvernements successifs et pour lesquels il manque rien de moins que 10 milliards. (…) En fonction des projets qui auront été retenus, se posera la question de savoir s'il est nécessaire de dégager des ressources supplémentaires, mais cela n'est pas encore établi. Si c'était établi, il y a tout un tas d'outils qui pourrait permettre ce financement. Cela va de la taxe sur les produits énergétiques, qui existe déjà mais qui pourrait être éventuellement revalorisée, à une taxe sur la circulation des poids lourds. Mais encore une fois, rien n'est décidé. Aujourd'hui, il n'y a pas de décision de vignette, on n'en est pas là du tout.

Les routes de France sont-elles réellement en mauvais état aujourd'hui ?

Il est vrai qu'on observe progressivement une dégradation du réseau routier. C'est une conséquence du fait que l'Etat met de moins en moins d'argent sur l'entretien de ces routes, tout comme les départements qui souffrent de la baisse des dotations. Aujourd'hui, on a voulu tirer le signal d'alarme, parce qu'on ne voudrait pas observer ce qui s'est passé avec le réseau ferroviaire. A force de mégoter sur l'entretien, on a un réseau ferroviaire qui est extrêmement préoccupant.

Qu'est-ce qui ne va pas, le revêtement, le marquage au sol ?

C'est un peu tout. Vous savez, quand on ne fait pas d'entretien, c'est comme dans une maison. Il arrive un moment où si on n'entretient pas la toiture, la situation est dramatique et il pleut dans la maison. Les routes et le ferroviaire, c'est pareil. Soit on fait régulièrement de l'entretien et tout se passe bien, soit on fait des économies de bouts de chandelle et, au fur et à mesure, ce qui devait être de l'entretien devient de gros travaux et de grosses réparations.