Passer à 100% de voitures électriques dans l’UE dès 2035 est "impossible" réagit le président du Conseil national des professions de l'automobile

Bruxelles a proposé l'interdiction de la vente de voitures neuves à moteur diesel ou à essence à partir de 2035 au profit des motorisations 100% électriques.

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Radio France
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Illustration voiture electrique. (JEAN-LUC FLEMAL / MAXPPP)

"Passer à un parc automobile européen avec 100% de véhicules électriques en 2035 c’est purement impossible", analyse sur franceinfo Francis Bartholomé, président du Conseil national des professions de l'automobile, qui représente les concessions automobiles les stations-services ou encore les garages français. La Commission européenne propose, mercredi 14 juillet, d’interdire à partir de 2035 la vente de voitures neuves à moteur diesel ou à essence, avec pour objectif de passer dès cette date au 100% électrique.

franceinfo : Est-il possible de remplacer toutes les stations-services à essence ou diesel actuelles par des bornes électrique d’ici 2035 ?

Francis Bartholomé : Non, Pour moi, ce n'est pas possible. Le vrai parc purement électrique avec batteries tel qu’on l’envisage n'est pas possible. Par contre, ce qui est possible, c'est l'hydrogène. Que demain, on puisse remplacer la valeur énergétique d'un moteur électrique par de l'hydrogène, ça me paraît tout à fait jouable. La France a une carte à jouer importante et il faut qu'elle la joue, et là l'automobiliste comprendrait beaucoup mieux. Il aura de l'autonomie pour sa voiture, ça changera radicalement les choses. Et ce serait quelque chose de positif pour notre industrie et nos automobilistes.

Mais est-ce que les salariés qui travaillent aujourd'hui pourront continuer à travailler dans l'automobile du futur ?

Il y a des risques importants dans l’industrie, pour les services que nous représentons [hors constructeurs], si l'ensemble du parc passe au 100% électrique, c'est 40% d'activité en moins dans l’ensemble de tous les garages. Donc, inévitablement, cela demanderait très rapidement qu'on mette un plan en place qui permette aux gens, aux uns et aux autres, de retrouver de l'emploi, de recréer quelque chose.

Le président de la République a reçu les représentants du secteur lundi, que vous a-t-il dit ?

Nous avons demandé et ça a été entendu par le président de la République un véritable plan pour que tous nos métiers du service de l'automobile de demain puissent effectivement affronter cette période bien compliquée et se répartissent dans d'autres stratégies. Nous sommes en train de tout mettre en place, que ce soit la formation professionnelle, le recyclage, la transformation des métiers. Effectivement, là, on a extrêmement besoin d’un plan pour l'ensemble de tous les métiers, de tous les services de l'automobile.

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