États-Unis : Volkswagen accusé d'avoir triché lors de contrôles antipollution

Un logiciel masquant les rejets toxiques a été installé sur près de 500 000 voitures vendues aux États-Unis. Cette fraude pourrait faire perdre plus de 18 milliards de dollars au constructeur allemand. 

France 2

Aux États-Unis, Volkswagen a triché avec les mesures antipollution, et pas qu'une seule fois. Cela durait depuis 2008. Le groupe allemand avait installé un logiciel spécial à l'intérieur de ses véhicules diesel pour limiter artificiellement les gaz nocifs au moment des tests antipollution. Ensuite, le logiciel se désactivait et la voiture rejetait beaucoup plus de gaz polluants.

Les tests imposés par l'Agence fédérale de protection de l'environnement (EPA) aux États-Unis sont particulièrement stricts. Frauder est très grave. Le groupe Volkswagen admet sa faute. "Nous avons reconnu les faits devant les autorités. Les accusations sont justifiées. Nous collaborons activement", a déclaré un porte-parole de l'entreprise.

Tempête boursière

L'addition pourrait se révéler catastrophique pour le groupe allemand : 37 500 dollars par voiture. Or Volkswagen en a vendu 482 000. La facture pourrait donc s'élever à près de 18 milliards de dollars, soit 16 milliards d'euros. L'action Volkswagen a déjà perdu 20% de sa valeur en bourse ce lundi 21 septembre matin.

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Un employé de Volkswagen tient un logo du constructeur allemand dans une usine de production à Wolfsburg (Allemagne).
Un employé de Volkswagen tient un logo du constructeur allemand dans une usine de production à Wolfsburg (Allemagne). (JULIAN STRATENSCHULTE / DPA / AFP)