Les professionnels du BTP bloquent toujours quatre dépôts pétroliers, une délégation rencontrera Bruno Le Maire

Les professionnels du bâtiment protestent contre la suppression de leur avantage fiscal sur le gazole "non routier".

Le dépôt pétrolier de Lorient bloqué par des professionnels du bâtiment.
Le dépôt pétrolier de Lorient bloqué par des professionnels du bâtiment. (VINCENT MOUCHEL / MAXPPP)

Quatre dépôts pétroliers restent bloqués, samedi 30 novembre au soir, dans l'ouest de la France, indiquent France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel et France Bleu Maine. Depuis vendredi matin, des professionnels du BTP bloquent les accès aux dépôts de Lorient, Brest, Vern-sur-Seiche (près de Rennes) et du Mans, pour protester contre la suppression de leur avantage fiscal sur le gazole "non routier".

Les professionnels du BTP protestent contre la suppression de leur avantage fiscal sur le gazole "non routier", un carburant utilisé notamment dans le secteur agricole et dans les travaux publics, pour les engins de chantier, moins cher que celui que l'on trouve en station service.

Rencontre avec Bruno Le Maire

Le blocage des dépôts pétroliers de Brest, Lorient et Vern-sur-Seiche devrait se poursuivre jusqu'au lundi 2 décembre, 11 heures, heure à laquelle une délégation bretonne de professionnels du BTP rencontrera Bruno Le Maire le ministre de l'Économie, à Bercy. Les bloqueurs souhaitaient rencontrer le Premier ministre, Edouard Philippe, mais leur demande n'a pas abouti.

"Nous n'avons pas de calendrier. Le gouvernement a les cartes en main. Je pense qu'ils ne veulent pas avoir ce dossier à gérer alors que le mouvement social du 5 décembre approche", déclare Stéphane Jezequel, l'un des entrepreneurs qui bloquent le site de Brest.

Dans le Finistère, de nombreuses stations-services ont été prises d'assaut par les automobilistes. Quelques-unes étaient fermées samedi après-midi. Au Mans, 55 personnes se relaient pour assurer un blocage 24 heures sur 24. Ils ont disposé cinq pelleteuses, un camion et un préfabriqué pour bloquer les accès au dépôt.

Hausse de 45% du prix du litre

En septembre, Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique et des transports avait confirmé, devant les députés, que le gouvernement comptait supprimer l'exonération de taxe, sur ce carburant, pour le BTP.

Selon les professionnels du secteur, la fin du gazole non routier représenterait une hausse de 45% du prix du litre et donc une baisse de leur marge sur les chantiers, autrement dit des difficultés financières, notamment pour les plus petites entreprises du batiment.