Hausse des prix du carburant : pour Marine Tondelier, TotalEnergies doit "rendre l'argent qu'il nous prend dans les poches"

"En urgence, il faut aider les Français" a plaidé Marine Tondelier, qui était l'invitée du "8h30 franceinfo", ce vendredi.
Article rédigé par France Info
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Marine Tondelier, secrétaire nationale d’EELV, le 8 septembre sur franceinfo. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"Bruno Le Maire, c'est le porte-parole de total", dénonce la secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts (EELV), Marine Tondelier, ce vendredi sur franceinfo. La veille, sur le même plateau, le ministre de l'Économie a d'abord salué le plafonnement des prix du carburant dans les stations-services de l'énergéticien, avant de lui demander de prolonger la mesure "au-delà du 31 décembre 2023".

>> Hausse des prix du carburant : Bruno Le Maire "souhaite" que TotalEnergies prolonge le plafonnement des prix "au-delà du 31 décembre"

"Oui, il faut aider en urgence les Françaises et les Français qui ont besoin de cette essence pour travailler, pour vivre, pour voir leur famille", reconnaît l'écologiste. Mais plutôt que de s'en remettre à Total, ou de mettre en place une nouvelle ristourne pour tous, elle prône des chèques ciblés. "Dans le court terme, il faut des solutions", justifie-t-elle.

Depuis plusieurs semaines, en pleine remontée des cours du pétrole, les prix à la pompe atteignent en effet de nouveau des sommets, dépassant la barre symbolique des deux euros par endroits. 

Pour financer cette aide, Marine Tondelier propose d'"aller chercher dans les caisses de Total". Pour elle, "le gouvernement a peur de le faire, car ils sont des alliés objectifs de ces grands lobbies, ils sont au service de la classe dominante". Or, c'est bien "à Total de rendre l'argent qu'il nous prend dans les poches à chaque plein d'essence, parce qu'il bénéficie de cette crise".

Toutefois, "si à moyen-long terme, on veut s'en sortir, il faut aussi mettre en place des alternatives : d'autres types de véhicules motorisés, mais aussi des alternatives à la voiture". "On est quand même addicts au pétrole", souligne-t-elle, "et si on ne se désintoxique pas du pétrole, on va devoir en signer, des chèques aux Français pour les aider à le payer [le carburant], parce que ça va être de plus en plus cher". 

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