Carburant : les distributeurs se sont engagés à répercuter la baisse des cours, annonce Bruno Le Maire

Le ministre de l'Economie a réuni jeudi à Bercy des organisations professionnelles du secteur, des opérateurs pétroliers et des représentants des grandes et moyennes surfaces.

Dans une station-service, à Quimper (Finistère), le 7 novembre 2018.
Dans une station-service, à Quimper (Finistère), le 7 novembre 2018. (FRED TANNEAU / AFP)

Le gouvernement tente d'apaiser la grogne sur la hausse des prix du carburant, à l'approche d'un appel à bloquer les routes le 17 novembre. Les distributeurs de carburants se sont engagés à répercuter au jour le jour la baisse des cours du brut sur les prix à la pompe, a assuré jeudi 8 novembre le ministre de l'Economie. 

"S'agissant des compagnies pétrolières, elles ont pris l'engagement de réduire leurs marges au maximum pour que là aussi les prix à la pompe soient les plus bas possibles pour les consommateurs", a ajouté Bruno Le Maire.

Le ministre sortait d'une réunion à Bercy avec son homologue à la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, et des acteurs du secteur. Etaient notamment conviés des organisations professionnelles, des opérateurs pétroliers (Total, BP, Shell...) et des représentants des grandes et moyennes surfaces (Auchan, Carrefour...).

Je tiens néanmoins à rappeler que tout indique que les prix du pétrole resteront élevés dans les mois qui viennent et les années qui viennent.Bruno Le Maire, ministre de l'Economie

Le gouvernement entend "poursuivre et accélérer la transition énergétique de la France", a souligné le ministre. Après plusieurs mois de forte hausse, les cours du pétrole ont baissé depuis début octobre pour atteindre leur plus bas niveau depuis près de huit mois. 

Le gouvernement planche sur des aides 

Elargissement du chèque énergie, doublement du nombre de primes à la conversion, aides pour les gros rouleurs : le gouvernement continue d'étudier des mesures pour atténuer l'effet de la hausse des taxes et du prix des carburants. Une nouvelle réunion interministérielle à ce sujet s'est tenue jeudi après-midi à Matignon, après celle de lundi matin. Elles font suite à l'instruction donnée par le président Macron au gouvernement, en début de semaine, de préparer des mesures d'accompagnement.

"Les arbitrages sont en cours", a simplement commenté Matignon. Quant aux décisions finales, "pas sûr d'avoir ça avant le week-end", selon une source gouvernementale.