Pollution : l’État touche le jackpot grâce au malus auto

Le malus auto rapporte gros à l'État. Cette taxe censée dissuader les Français d'acheter des véhicules trop polluants aurait permis à l'Etat d’enregistrer des recettes records en 2018. 

FRANCE 3

Un record inattendu. En 2018, l'État a perçu près de 559 millions d'euros grâce au malus automobile, soit une somme située bien au-dessus des estimations. La hausse des recettes de l'État s'explique par l'augmentation de la taxe, qui devient chaque année plus sévère. "Si j'ai les moyens d'acheter une voiture, je le ferai sans problème, avec ou sans malus", explique un automobiliste. 

De plus en plus de véhiculés sont concernés par le malus

À l'image du conducteur interrogé, beaucoup de Français n'ont pas été dissuadés par le malus. Près de 30% des voitures vendues en 2018 avaient un malus. Au total, plus de 640 000 véhicules ont été taxés entre 35 € et 10 500 €. Mais le dispositif a quelques défauts. Pour 2019, le taux a encore été abaissé à 117 grammes de CO2 par kilomètre. La liste des véhicules considérés comme polluants s'allonge : 3 441 modèles sont désormais concernés par le malus automobile. 

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Selon un étude publiée le 11 avril 2019 dans "The Lancet Planetary Health", Paris se situe à la 21e place, avec des villes où les cas d'asthme d'enfants sont les plus dûs à la pollution routière. (SERGE ATTAL / ONLY FRANCE / AFP)